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avril 2011



ATEJ / INFORMATION

ENQUÊTE 2011

L’enquête ATEJ sur les objectifs artistiques et la situation économique des compagnies bénéficie de la collaboration de 71 compagnies implantées dans 19 régions différentes. Cette enquête est actuellement complétée par les réunions professionnelles proposées à Paris le 21 mars puis en juillet en Avignon (date à préciser) en relation avec le projet de « manifeste jeune public ». Un document de synthèse sera disponible en septembre/octobre 2011.

MANIFESTE JEUNES PUBLICS

Depuis deux ans, l’ATEJ multiplie les contacts pour la mise en œuvre d’actions communes rassemblant les principaux organismes représentatifs du secteur jeunes publics.
A partir d’octobre 2010, notre association, représentée par Bruno Castan et Maurice Yendt, a participé aux réunions de travail qui ont permis l’élaboration d’un projet de manifeste « pour une politique artistique et culturelle du spectacle vivant pour l’enfance et la jeunesse »

PRÉAMBULE

Forts de décennies d’inventions, d’expériences, de réussites artistiques et éducatives, s’inscrivant dans la voie d’une authentique démocratisation culturelle, nous, artistes, professionnels de la diffusion et de l’éducation artistique, éducateurs, parents, constatons que l’absence prolongée de politiques publiques affirmées et pérennes en leur faveur, pénalise les publics d’enfants et de jeunes.

Alors que ces publics sont des acteurs à part entière de la vie artistique et culturelle, l’attention portée à la place du jeune spectateur et le respect du statut de l’enfant dans notre société sont encore insuffisants. Enfants et jeunes sont trop souvent considérés comme de simples consommateurs livrés aux industries culturelles, au risque d’une standardisation, d’un formatage des imaginaires, et d’une privation de tout accès au symbolique.

Pourtant, l’effet émancipateur de l’accès à l’art et à la culture, et plus
singulièrement de l’accès au théâtre et aux autres arts de la scène, tout comme le droit à la culture, sont aujourd’hui unanimement reconnus
, préconisés dans la plupart des pays européens, jusqu’à être inscrits par l’Unesco dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Seul un réel projet de service public, dédié au jeune spectateur reconnu comme citoyen d’aujourd’hui, garantira l‘égalité d’accès à l’art de la petite enfance à l’âge adulte, sur l’ensemble du territoire.

C’est pourquoi, en partageant les mêmes inquiétudes que l’ensemble des acteurs de la culture, les professionnels travaillant pour les publics d’enfants et de jeunes revendiquent auprès du Ministère de la Culture et de l’ensemble des pouvoirs publics, la définition et la mise en oeuvre concertées, dans l’intérêt des enfants et des jeunes, d’une politique ambitieuse de service public, située à hauteur des enjeux et adaptée aux exigences spécifiques des divers arts de la scène et du spectacle vivant.

L’Association nationale de Recherche et d’Action théâtrale (ANRAT)
L’Association du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse (ATEJ)
Festival mondial des Théâtres de marionnettes de Charleville Méziéres
La Ligue de l’enseignement
L’Office Central de la Coopération à l'Ecole (OCCE)
L’Office National de Diffusion Artistique (ONDA)
Scène(s) d’enfance et d’ailleurs
theatre–enfants.com
Théâtre de la Marionnette à Paris

LES CONTRIBUTIONS

Comment pouvez-vous prendre part à cette démarche ?
Emparez-vous, en tout ou partie, des « chantiers » proposés, par la mise en place de groupes de travail sur vos territoires. Le fruit de vos réflexions nourrira un texte-manifeste qui sera rendu public lors d’un temps fort, fin 2011. Vous pouvez également nous envoyer une contribution personnelle pour partager votre expérience et vos idées. Celles-ci seront mises à disposition de tous dans une « bibliothèque ressource ». Manifestez-nous votre intérêt pour telle ou telle thématique, regroupons-nous, prenons parole et élaborons, ensemble, ce manifeste, pour une politique artistique et culturelle du spectacle vivant pour l’enfance et la jeunesse, notre ambition partagée.

Chantiers

Créer aujourd’hui pour le jeune public : de l’amnésie à la réinvention
• La transmission / la formation des artistes
• Les différentes esthétiques, écritures dramatiques, scéniques, à l’heure de l’international
• La prise en compte des évolutions de la société dans la création jeune public d’aujourd’hui
(évolutions territoriales, sociétales, vers une société multiculturelle etc.)
• L’accompagnement, par les lieux, des artistes dans leurs démarches : La création « en
résidence », diffusion des œuvres dans et hors les murs etc.

Pour une approche « accompagnée » de l’enfant spectateur d’aujourd’hui
• Ce/ceux qui accompagne[nt]. En temps scolaire/ hors temps scolaire.
• La formation des adultes. Une démarche partagée entre structures scolaires, socioculturelles et culturelles
• Ce qui permet la rencontre : la médiation et la formation des médiateurs-trices.
• Enfants et adultes, spectateurs à part entière. Un théâtre intergénérationnel ?
Quelle spécificité du théâtre Jeune Public?

Pour une reconnaissance effective de l’enfant spectateur et des artistes qui créent pour lui
• La [sous]-économie de la création et de la diffusion jeune public et le marché du «divertissement éducatif »
• Une politique artistique et culturelle active : le soutien aux équipes artistiques, aux lieux de
création et de diffusion
• Une politique éducative active : la place de la rencontre avec les œuvres dans l’éducation
artistique et l’articulation accès aux œuvres / pratique artistique. Le statut de l’artiste intervenant.
• Une politique territoriale active : l’équité entre les territoires et les publics selon la provenance socio-économique / rôle des résidences et des festivals
• Un réseau jeune public : mutualisation des expériences, des moyens, des acteurs, des
espaces et des personnes ressources
• Vers une politique artistique et culturelle européenne ? La création, la diffusion des œuvres
et la rencontre avec les publics à l’international. Une citoyenneté européenne… et mondiale…

L’ENVERS DU DECOR

L’ATEJ n’a jamais cessé de dénoncer le désengagement du Ministère de la Culture et l’abandon, depuis 1999, d’une politique appropriée dans le domaine de l’activité théâtrale pour jeunes spectateurs. Le marché, l’autofinancement et le mécénat privé devaient tout résoudre. On sait aujourd’hui ce qu’il en est.
Selon une enquête CSA pour l’ADMICAL (Cf. journal Le Monde du 25 mars 2011) « le mécénat d’entreprise déserte la culture » et « le soutien des groupes privés a chuté de 63% entre 2008 et 2010 ». « Plutôt que de financer quinze petits projets, on préfère investir dans un grand projet ». « Pointé par tous le désengagement de l’Etat pèse lourd : le mécénat est très clairement lié à l’affirmation d’une politique culturelle forte ».

À QUOI JOUONS NOUS ?

Selon une étude du DEPS (Département des Etudes, de la Prospective et des Statistiques), le Ministère de la Culture envisage quatre scénarios pour son avenir :

• celui de « l’exception continuée » mais pour lequel « des renoncements voire des sacrifices seront nécessaires ».
• celui du marché et le Ministère de la Culture s’efface au profit des acteurs économiques de la culture. Au prix de la disparition de « nombre de troupes, compagnies ou ensembles ».
• celui de « l’impératif créatif » où la culture se place au service de la croissance économique.
celui de la « culture d’identités » où l’Etat se concentre sur certain fleurons de la culture française alors que les collectivités locales s’ouvrent « à une vitalité culturelle, sociale et communautaire ancrée dans la vie des populations ».

Quatre scénarios présentés comme un « jeu de lego » (sic) pour construire l’avenir.

 

  ATEJ Avril 2011

 

 

N.B. : Toutes les lettres d’information ATEJ sont consultables sur le site www.atej.net