Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES
 





























Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES
 





























Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES
 





























Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES
 



























Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES




Sommaire
Décembre 2006

Cinq questions ont été posées
1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS
2) QUESTIONS URGENTES A TRAITE
3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES


SYNTHESE DE LA CONCERTATION
avec les compagnies (mars/novembre 2006)

Au cours de la saison 2005-2006 l’ATEJ a organisé plusieurs réunions régionales (Paris, Lyon, Lille, Tours, Le Havre) et développé un important travail d’information et de concertation en relation avec 349 compagnies professionnelles autour du thème :

"Le théâtre pour jeunes spectateurs : un service public à défendre et à promouvoir ou un produit culturel quelconque soumis à la loi du marché dans une économie libérale ? (cf. courriers e-mail d’information diffusés en juin et septembre)

Dans le cadre de cette concertation, élargie aux non-adhérents, un questionnaire a été établi autour de trois axes de réflexion afin de faire émerger les objectifs prioritaires à partager :

Création d’un fonds national d’intervention pour que l’Etat puisse être le garant de la qualité artistique, de l’égalité des chances et du réajustement des ressources entre les régions.
Accès élargi des compagnies aux théâtres en tant qu’outils de travail, outils de création des artistes avant d’être vitrines de leurs œuvres.
Accès équitable aux réseaux de diffusion.

Cinq questions ont été posées :
Êtes-vous d’accord avec les objectifs généraux présentés par l’ATEJ ?
Êtes-vous d’accord avec le principe d’un fonds national d’intervention ?
Êtes-vous d’accord avec la proposition de compagnonnages ?
Quelles sont, pour les compagnies, les problèmes les plus urgents que vous souhaitez voir traités par l’ATEJ ?
Quelles autres pistes de réflexion, formes d’action ou propositions souhaitez-vous apporter ?

Cette enquête a bénéficié d’un taux de réponses satisfaisant (25% dont 15% suffisamment argumentées pour être exploitables). Elle a été marquée par l’intérêt de nombreux correspondants non-adhérents de l’ATEJ et par la participation de compagnies largement réparties sur la totalité du territoire (dont un tiers de compagnies solidement implantées et deux tiers de compagnies de création récente).

 

ANALYSE DES REPONSES

1) REPONSES AUX TROIS PREMIERES QUESTIONS

le principe d’un fonds national d’intervention est soutenu par la majorité des adhérents et correspondants, même si certains d’entre eux font état de légitimes interrogations sur les modalités de sa mise en œuvre, de sa gestion, et sur les conditions d’attribution des aides financières à la création et à la diffusion.

la recherche de nouvelles formes de compagnonnage bénéficie d’une adhésion plus nuancée en raison des craintes d’enfermement dans le clientélisme ou le "copinage". Mais d’une façon générale la majorité des adhérents et correspondants souhaitent que le système puisse dépasser les limites des ≤résidences≤ actuelles qui, la plupart du temps, restent fondées sur des pré achats ponctuels et des apports en industrie (nature) ne permettant pas une réelle augmentation des moyens financiers de création ; en bref pour permettre la mise en œuvre de véritables coproductions au sens professionnel du terme.

 

2) QUESTIONS URGENTES A TRAITER

Les préoccupations des compagnies s’articulent autour de six thèmes prioritaires :

fonctionnement des réseaux de diffusion (1/3 des correspondants en parle).
problème de reconnaissance et de valorisation des actions jeunes publics dans certains établissements de diffusion.
problème de la déprofessionnalisation d‘une partie des intervenants.
nécessité d’une amélioration des conditions d’accueil des spectacles programmés pour les publics d’enfants.
moyens financiers de création (à noter que cette question n’est pas toujours prioritaire).
relations avec les établissements scolaires.

a) Réseaux de diffusion
Les problèmes relatifs à la diffusion, aux relations entre artistes et professionnels de la diffusion sont une préoccupation majeure pour la plupart des compagnies.

Quels sont les critères d’acceptation dans les réseaux de diffusion ?

L’existence de réseaux de diffusion ne semble souhaitable que lorsqu’il s’agit d’organiser de véritables tournées et non pour seulement procéder à des achats ponctuels.
Question de la diffusion en milieu rural (surtout pour les petites compagnies).
Proposition de réseaux interrégionaux pour dépasser la diffusion de proximité.

Problème des moyens financiers effectifs de la diffusion. Dans ce domaine le bénévolat et le militantisme ne s’accompagnent pas toujours de la recherche de moyens financiers suffisants pour respecter les normes salariales professionnelles. Mise en cause des formes de diffusion au rabais : "jusqu’où fera-t-on baisser les tarifs pour programmer des spectacles jeunes publics ?". L’exploitation inconsidérée du travail des artistes par les diffuseurs est un danger fréquemment évoqué.

b) Reconnaissance
La reconnaissance du sens artistique des programmations jeunes publics dans les réseaux de diffusion, du rôle de la création et de la place des artistes est une question fréquemment posée, notamment par les compagnies les plus représentatives. La reconnaissance réelle de la création théâtrale pour les jeunes publics comme composante essentielle du service public (Etat/collectivités territoriales/structures de diffusion) n’est toujours pas véritablement acquise.

c) Déprofessionnalisation
La déprofessionnalisation d’une partie croissante des intervenants du secteur jeunes publics est souvent évoquée ainsi que le problème du statut parfois amateur de certaines compagnies. Une préoccupation assez générale vise à redonner au secteur sa dimension professionnelle dans le domaine de la création comme de la diffusion.

d) Conditions d’accueil
Le formatage artistiquement réducteur des spectacles jeunes publics et les conditions techniques de diffusion qui leur sont réservées sont souvent le reflet de cette absence de reconnaissance dans de nombreux établissements (parfois 2 ou 3 représentations par jour, non respect du nombre maximal de spectateurs, obligation d’accepter des jauges scolaires pléthoriques pour permettre aux diffuseurs d’équilibrer leur budget, conditions techniques mal respectées, peu d’efforts de communication médiatique, etc…). Des accords de compagnonnage pourraient, entre autres choses, conduire à une amélioration de ces conditions.

e) Moyens financiers
L’ensemble des correspondants se préoccupe de l’extrême précarité des moyens financiers de création et de diffusion. Les aides financières des collectivités locales ne se situent pas à la hauteur des besoins et, en tout état de cause, dépendent toujours étroitement du rôle d’incitation et de régulation que peut avoir le Ministère de la Culture au niveau des DRAC. Certaines régions et certains départements (exemple l’Hérault) considèrent encore que les actions artistiques s’adressant aux enfants ne relèvent pas de leur compétence.

f) Représentations dans les établissements scolaires
Une partie de la diffusion théâtrale pour jeunes spectateurs s’effectue encore exclusivement à l’intérieur des établissements scolaires. Les compagnies concernées souhaitent plus de cohérence pour l’organisation et le financement de ces représentations qui sont en fait des représentations "privées".
Certains correspondants souhaiteraient le recours à un catalogue de référence mais, toutefois, le retour à des processus d’habilitation (abandonnés au cours des années 80) est loin de faire l’unanimité.

 

3) PISTES DE REFLEXION ET FORMES D’ACTION PROPOSEES

questionner les institutions sur le regard qu’elles portent aux productions jeunes publics.
questionner les artistes sur leur rapport à l’enfance.
initier un travail d’information et de réflexion avec les élus locaux et régionaux.
organiser des rencontres entre diffuseurs et créateurs dans un autre cadre que le rapport acheteur-vendeur.
mise en place d’un chantier de réflexion au niveau national regroupant l’ensemble des partenaires.
comment préserver l’indépendance de la création jeunes publics ?