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décembre 2009



ATEJ / INFORMATION

Répertoire «  Théâtre en France »

La nouvelle édition 2009-2010 du répertoire « Théâtre en France pour jeunes spectateurs » est disponible gratuitement sur le site www.atej.net.

AMBIGUÏTÉS

La commande d’une enquête de plus, parmi beaucoup d’autres, est souvent pour le Ministère de la Culture, un subterfuge éprouvé afin de gagner du temps et renvoyer aux calendes grecques les décisions qui s’imposent. L’étude confiée au sociologue Jacques Bonniel (Université de Lyon II), publiée en juillet 2009, s’inscrit dans cette stratégie.
Pendant presque trois ans sa mise en œuvre a été l’alibi permettant aux représentants de l’Etat (DMDTS) de refuser toute forme de concertation un peu constructive. Les organisations professionnelles représentatives ayant ainsi été neutralisées ils ont pu accentuer le désengagement financier amorcé en 1999, sous prétexte de « généralisation par obligation », par la dissolution progressive du secteur jeunes publics, notamment théâtral, dans l’action culturelle généraliste.
Avec pour conséquences, aujourd’hui avérées, le démantèlement du réseau des compagnies et des établissements de référence (après les CDNEJ, les scènes conventionnées jeunes publics sont à présent supprimées), la misère croissante des artistes condamnés à l’autofinancement et aux compromissions du marché, la diffusion au rabais dans des équipements trop souvent inadaptés, l’absence d’évaluations institutionnelles crédibles, la négation de l’histoire et le refus de la transmission.
Un état des choses qui s’impose à tous mais que cette enquête, financée par la DMDTS, se garde de traduire. Car ses initiateurs sont visiblement loin de penser qu’il s’agit des effets d’une politique d’abandon : « Du point de vue structurel l’histoire (la disparition des CDNEJ et la volonté de l’Etat de faire que le jeune public fasse partie du droit commun, comme l’intervention de plus en plus active des collectivités territoriales et la prise en compte du jeune public par de nombreuses scènes) a  facilité l’essor et le dynamisme de la diffusion » . Une déclaration significative en date du 10 avril 2007 qui, en préambule de leur étude, n’est pas un gage convaincant d’impartialité. Comme d’ailleurs son « comité de pilotage » constitué de façon sélective, autour des fonctionnaires de la DMDTS, avec les représentants d’une seule association. A l’exclusion d’organismes indéniablement plus représentatifs du secteur jeunes publics (ANRAT, THEMA, ATEJ, Forum pour l’éducation artistique, etc …).
Les thèmes et les axes de recherche ont été ainsi verrouillés. Sans prendre en compte la primauté et la diversité des paroles d’artistes. Sans référence explicite aux objectifs, aux analyses et aux indéniables acquis artistiques des expériences les plus marquantes. Sans chercher à identifier la complexité des démarches et la pluralité des réalisations en rapport avec l’incontournable spécificité des différentes formes de langage et d’expression artistiques.
Dépourvue d’évaluations qualitatives un peu approfondies, cette enquête se contente d’additionner les constats à plat, sans pondération des divers éléments. Elle se révèle étroitement statistique et comptable en abordant les « actions jeunes publics » de façon globale et donc réductrice. Comme si les cheminements, les objectifs, les propos d’artistes et leurs réalisations n’étaient pas diversifiés à l’extrême. Comme si dans ce domaine particulier tout et n’importe quoi se valaient.
En réalité le résultat de cette étude est de masquer, sous le nuage de fumée du vrac et de la quantité, un dépérissement qualitatif consécutif à la pénurie des financements de l’Etat et une multiplication de propositions jeunes publics parfois réduites à de banales opérations de marketing culturel.
Par l’amalgame constant de pratiques hétérogènes les responsables de cette recherche se sont  dispensés de repérer et de valoriser la nature des impératifs artistiques et des résonances sociétales qui, parce qu’il s’agit précisément des enfants et des jeunes, sont seuls pertinents pour justifier et légitimer le soutien actif et l’engagement financier de l’Etat. Sur le sujet leur état des lieux reste étrangement muet. Qualifié par ailleurs de « photographie d’attente » (?), il procède, par absence, à l’enterrement de la notion de service public.
Enterrement qui s’accompagne d’une valorisation étonnamment complaisante du recours au mécénat et aux financements privés.
Un renoncement que semble confirmer les termes à la fois timorés et dangereusement ambigus de leur principale conclusion (page 79) : « il semblerait (sic !) qu’un soutien de l’Etat, même minimal, démultiplie l’impact d’un projet jeune public. L’application d’un cadre conventionnel établi avec l’Etat garantit la qualité artistique et une certaine régularité de l’action sur les plans quantitatif et qualitatif. »

NOUVEAUX CONTACTS

Après l’échec du projet de rapprochement proposé par l’ATEJ à l’association Scènes d’enfance et d’ailleurs, notre conseil d’administration, réuni à Paris le 7 décembre, se propose de poursuivre les contacts pour tenter de dépasser, dans l’intérêt des artistes comme des diffuseurs, une situation qui ne devrait être que provisoirement bloquée. Car nous sommes plus que jamais persuadés de l’urgence d’un sursaut et d’une action commune de tous ceux qui souhaitent une révision de la politique du Ministère de la Culture et la réinscription des actions en direction des jeunes spectateurs dans des perspectives de service public .

PROJET 104

Certains de nous ont déjà été informés du projet de Jean Gabriel Carasso pour établir dans les locaux du « 104 » à Paris, une « cité des arts et de l’enfance ».
Nous vous invitons à apporter votre soutien à ce projet en consultant le site www.loizorare.com .

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2010

L’assemblée générale des adhérents de l’ATEJ se réunira à Paris le 22 mars 2010. Vous recevrez courant janvier l’appel à cotisation 2010 vous permettant de renouveler votre adhésion ou de nous rejoindre afin de pouvoir participer activement à la vie et aux actions de notre association.

 

NB : Les lettres d’information publiées par l’ATEJ sont disponibles sur le site www.atej.net .