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Sommaire
Décembre 2002

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JANVIER 2002
Nous observons les premiers signes d’une évolution favorable du dossier « théâtre et jeunes publics ». Après la mise en place du dispositif relatif aux enseignements artistiques (décision conjointe du Ministère de la Culture et du Ministère de l’Education National) le Ministère de la Culture a procédé à la labellisation de quelques « scènes conventionnées jeunes publics » (le Théâtre Dunois à Paris par exemple) et la reprise en 2001 du conventionnement de plusieurs compagnies spécialisées.

AVRIL 2002
Nous constatons que pour le théâtre, après Blanquefort et le théâtre Dunois à Paris, quatre autres établissements de diffusion ont bénéficiés du label de « scène conventionnée jeune public » (Béthencourt, Draguignan, Homécourt, Villeneuve-lès-Magdelones).
Dans la plupart des cas, il s’agit d’une simple labellisation, sans accroissement significatif de la contribution de l’Etat.

MAI 2002
Dans le cadre du plan de cinq ans pour les arts et la culture à l’école, création de trois « Pôles nationaux de ressources / théâtre » à Angers, Dijon, Lyon (circulaire MEN/MCC n° 2002-087 du 22/04/2002. Celui de Lyon concerne spécifiquement le théâtre en direction des enfants spectateurs et les pratiques théâtrales des enfants et des jeunes (Théâtre des Jeunes Années / CDN).

JUILLET 2002
Suite au changement de gouvernement intervenu après les élections présidentielle et législatives de mai 2002, l’ATEJ organise le 8 juillet à Paris une réunion d’information à laquelle sont conviés les adhérents ainsi que des représentants de compagnies et d’établissements non adhérents.
Il est alors décidé de diffuser, pendant le prochain festival d’Avignon, un tract « Et maintenant quelle politique théâtrale pour les jeunes publics ? » et d’adresser une demande d’audience au nouveau Ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon (10 juillet 2002).

Déclarations du Ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, à la « Lettre du Spectacle », pendant le festival d’Avignon.

« Quelle politique comptez-vous développer à l’égard des jeunes spectateurs ?
Pour moi, l’essentiel est de faire naître chez le jeune public le désir de culture en général, du spectacle vivant en particulier. Il y a une difficulté chez nos jeunes contemporains qui est liée à deux choses. D’une part, à une mutation très radicale de la relation des jeunes avec le temps du spectacle, conséquence du temps saccadé et zappé de la télévision. Le spectacle, lui, appelle à une réelle disponibilité pour l’attention et la réflexion. D’autre part, l’érosion assez radicale de la relation avec le texte littéraire. Aujourd’hui, avec le Ministère de l’Education nationale, je souhaite qu’on prenne en compte ces dimensions : établir entre les jeunes et le temps du spectacle, ainsi que son mode, une relation renouvelée. L’essentiel est de faire naître le désir. Ce n’est qu’ensuite qu’il s’agit de faire en sorte qu’il soit accessible, grâce à des aménagements tarifaires.

Pensez-vous qu’il est favorable de créer des productions spécifiques pour le jeune public ? Bien sûr. Je crois que les productions spécifiques pour les jeunes publics, notamment pour les très jeunes publics, constituent des occasions formidables d’ouvrir le regard, l’intelligence, la curiosité, la sensibilité à la logique du spectacle. Il ne faut pas du tout récuser cette forme-là de médiation du spectacle vivant, de la même façon que, dans les musées, il y a des sections pour enfants où l’on familiarise les plus jeunes avec l’œuvre plastique. »

OCTOBRE 2002
Suite à notre courrier du 10 juillet 2002 au ministre de la culture, une délégation des représentants de l’ATEJ sera reçue en novembre, rue de Valois, par Laurent Brunner conseiller pour le théâtre et le spectacle vivant.
Le conseil d’administration de l’ATEJ décide de proposer à ses adhérents et à tous les autres professionnels éventuellement intéressés d’organiser le 20 mars 2003 une journée nationale d’information et de débat sur le thème « Et maintenant quelle politique théâtrale pour les jeunes publics ? » dans le cadre de la journée mondiale du théâtre pour l’enfance et la jeunesse (ASSITEJ).
Informations sur le site internet de l’Atej à partir de janvier 2003 ou en contactant Anne-Françoise Cabanis, chargée de mission (tél : 01 64 68 04 24 / e. mail : af.cabanis@wanadoo.fr).

NOVEMBRE 2002
La délégation représentant l’ATEJ (Jean-Claude Paréja, Danièle Rétif, Maurice Yendt) est reçue le 28 novembre par Laurent Brunner.
La situation des compagnies et des établissements s’adressant aux publics d’enfants et de jeunes est longuement évoquée ainsi que la nécessité d’une politique spécifique, plus active et plus cohérente, du ministère de la culture dans le domaine de la création et la diffusion théâtrales en direction des jeunes spectateurs. Compte tenu des déclarations de Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture, pendant le festival d’Avignon, les propositions de l’Atej sont présentées. Elles supposent la création d’un fonds d’intervention pour une politique ministérielle de l’enfant spectateur. Nous sommes à ce jour dans l’attente de la suite qui pourrait être donnée à ces propositions.


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LES PROPOSITIONS DE L’ATEJ POUR UNE POLITIQUE DE L’ENFANT SPECTATEUR (texte remis à Laurent Brunner le 28/11/2002)

La continuité de l’éducation artistique et culturelle d’une génération à l’autre est un enjeu d’avenir pour notre société.
Depuis 25 ans, grâce à l’action d’un nombre toujours croissant d’artistes, de professionnels de l’action culturelle, de parents et d’enseignants, les enfants sont de plus en plus régulièrement présents dans les théâtres en tant que spectateurs à part entière. Ils ont ainsi accès, dès le plus jeune âge, à l’un des espaces artistiques les plus favorables à la construction de leur propre identité culturelle.
Tant que ce processus ne sera pas effectivement reconnu et soutenu par les pouvoirs publics, d’abord au niveau de l’Etat par le Ministère de la culture, une procédure d’exclusion supplémentaire continuera d’aggraver les fractures socio-culturelles qui se manifestent parmi les enfants et les jeunes de notre pays.

OBJECTIFS

Mieux définir et évaluer la place donnée à la sensibilisation du spectateur dès l’enfance dans une politique générale de développement théâtral

Au delà de projets d’établissements le plus souvent secondaires ou occasionnels lorsqu’il s’agit des publics d’enfants, viser au soutien et au développement d’un plus grand nombre d’actions permanentes, susceptibles d‘ouvrir effectivement et durablement l’accès des jeunes spectateurs à une culture théâtrale personnelle de qualité.

Contribuer à l’aménagement culturel du territoire par la mise en oeuvre d’une politique théâtrale aux objectifs artistiques clairement définis, dotée de financements spécifiques et permettant à l’Etat, en collaboration avec les régions, d’assumer ses responsabilités d’incitation et de régulation en faveur du plus grand nombre possible d’enfants et de jeunes.

MESURES ADMINISTRATIVES

Les spectateurs de théâtre de moins de 15 ans doivent enfin cesser d’être les passagers clandestins de la vie théâtrale française. Le secteur d’activité théâtrale en direction des publics d’enfants ne peut continuer d’être pénalisé par un constant défaut d’évaluation et d’expertise de la part du Ministère de la culture et des DRAC.

Des évaluations régulières intéressant les actions de création et de diffusion à l’intention des spectateurs de moins de 15 ans devraient concerner chaque année les organismes (compagnies, théâtres, scènes nationales, etc... ) subventionnés par le Ministère de la Culture.

nature, importance et évolution des publics
nature, importance des financements affectés à l’action théâtrale en direction des publics d’enfants par l’Etat et par les collectivités locales et territoriales
Cet effort d’identification et de suivi par les services de l’Etat exige :
l’obligation de reconnaissance et de traitement par les services existants de l’activité théâtrale en direction des publics d’enfants
voire la création de services spécialisés « Théâtre et jeunes publics » tant au niveau de l’administration centrale (DMDTS) qu’à celui des DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles)

D’autre part, la sensibilisation et l’information des experts membres des comités régionaux apparaissent relever aujourd’hui d’une nécessité absolue.

MESURES STRUCTURELLES ET BUDGETAIRES

I - Réorientation et réajustement des financements d’Etat :

en ce qui concerne la répartition des subventions qui leur sont affectées, il ne serait pas excessif d’obliger les théâtres et les établissements subventionnés par le Ministère de la Culture, (et précisément parce qu’ils sont subventionnés par l’Etat) à respecter une souhaitable parité de financement entre fauteuil adulte et fauteuil enfant.
il est par ailleurs indispensable que soient réduites au moment de l’affectation des subventions par la DMDTS et les DRAC, les disparités de financement criantes qui pénalisent actuellement l’activité artistique des compagnies et des établissements de diffusion et/ou de production, comme d’ailleurs l’ensemble des activités de formation, s’adressant prioritairement aux publics d’enfants ou de jeunes.

II - Création et dotation d’un fonds d’intervention « Théâtre et Jeunes Publics » :

La création et la dotation d’un fonds national d’intervention « Théâtre et Jeunes Publics » permettrait de cibler des financements spécifiques et de dégager les synergies Etat/Régions qui font actuellement défaut pour mieux soutenir les actions existantes et multiplier par une collaboration active de l’Etat avec les Régions et les collectivités locales, les possibilités de création, de production et de diffusion.
Son financement (5 millions d’euros par an pour une période expérimentale de 6 ans) pourrait être assuré par une contribution interministérielle de l’Etat (Culture, Education Nationale)

Le statut du fonds d’intervention pourrait être celui d’un organisme paritaire géré conjointement par les représentants des pouvoirs publics et de la profession.

1 - Objectifs

conforter et développer les actions permanentes, actuellement existantes, de création et de diffusion théâtrales en direction des publics d’enfants et/ou de jeunes.
élargir le soutien du Ministère de la Culture à un plus grand nombre de compagnies pour leurs activités de création et de formation (notamment dans le cadre du dispositif des enseignements artistiques) en direction des publics d’enfants et/ou de jeunes
accroître progressivement le nombre des établissements régionaux de diffusion engagés dans des actions permanentes de programmation et de formation en direction des publics d’enfants et/ou de jeunes
favoriser le développement théâtral en milieu rural
participer au financement incitatif de conventions spécifiques « théâtre et jeunes publics »

2 – Modalités d’intervention

a - aides à la création (secteur compagnies)

Des conventions « Théâtre et Jeunes Publics » seraient établies, grâce à l’action concertée des DRAC et du fonds d’intervention pour permettre à des directeurs de compagnies existantes et actuellement artistiquement reconnues de conforter et développer la permanence de leur activité de création et de formation à l’échelon d’une ville ou d’une zone d’intervention déterminée
Le cahier des charges inclus dans ces conventions, établies pour 3 ans, prévoirait :

> une action de création prioritaire en direction des publics d’enfants et/ou de jeunes
> la production de 3 spectacles au minimum pendant la période considérée avec un minimum de 60 représentations pour chacun d’entre eux dont au moins un tiers pendant le temps des loisirs
> un financement conjoint (DRAC, Ville, Département, Région et fonds d’intervention)

b - aides à la diffusion (établissements spécialisés permanents)

Des convention « Théâtre et Jeunes Publics » seraient établies pour susciter sur l’ensemble du territoire, notamment dans les villes moyennes, l’implantation d’établissements ou structures spécialisés permanents (scènes conventionnées jeunes publics, CDN, scènes nationales… ou pouvant bénéficier du label de « théâtres régionaux jeunes publics »)

Le cahier des charges inclus dans ces conventions, établies pour 3 ans, prévoirait :
> une action de diffusion prioritaire en direction des publics d’enfants et/ou de jeunes
> la programmation dans la zone d’implantation de 20 spectacles au minimum pendant la période considérée
> la production ou la co-production de 4 spectacles au minimum pendant la période considérée avec un minimum de 60 représentations pour chacun d’entre eux dont un tiers au moins pendant le temps des loisirs
> un financement conjoint (DRAC, Ville, Département, Région et fonds d’intervention)

c - aides à la production

aides ponctuelles au premier projet (création) pour de nouveaux talents et pour soutenir l’émergence de nouvelles compagnies s’adressant prioritairement au public d’enfants et/ou de jeunes
aides ponctuelles à la production et à la diffusion de spectacles « à risques » ou réputés « lourds » (distribution importante)
aides à l’équipement pour les compagnies et les établissements

d - contrats de mission pour le développement théâtral

Ces contrats incitatifs seraient proposés, par le fonds d’intervention, à des professionnels désireux de mettre en place des structures permanentes de diffusion en milieu rural (saisons itinérantes fondées sur la continuité des actions de programmation, d’accompagnement et de formation du spectateur dans une zone déterminée).

D’une durée de deux ans, ils seraient établis pour financer, en fonction de projets précis, les démarches exploratoires visant à la préfiguration et à la mise en place de ces structures. Ils contribueraient à faciliter la mobilisation financière et technique des collectivités locales et territoriales qui, à l’issue de la période de deux ans, devraient assumer la prise en charge de la totalité du financement des nouvelles structures de diffusion.

N.B. Il est à remarquer que de nombreuses métropoles régionales restent toujours dépourvues de théâtres permanents pour les publics d’enfants. L’implantation de structures permanentes jeunes publics dans ces villes connaîtrait un impact artistique et public immédiat.


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NOUVEAU
Courant janvier 2003,
l’Atej disposera d’une adresse e. mail et d’un site Internet.
e. mail : contact@atej.net
site Internet : http://www.atej.net

LETTRE D’INFORMATION
La lettre « Théâtre et jeunes spectateurs » est adressée aux adhérents de l’association mais également à tous les intervenants de l’activité théâtrale. A partir de janvier 2003, les lettres d’information récemment publiées par l’Atej seront disponibles (téléchargement possible) sur le site Internet de l’association.

PUBLICATIONS ATEJ

> LE LIVRE BLANC
« Théâtre et nouveaux publics : pour une politique de l’enfant spectateur » est toujours disponible au prix de 9,50 euros (frais d’envoi compris).

> « COMMENT LES ENFANTS D’AUJOURD’HUI VONT-ILS AU THEATRE ? » (journée d’étude du 16 mai 98). Disponible au prix de 16,20 euros (frais d’envoi compris).

> LE REPERTOIRE « Théâtre en France pour les jeunes spectateurs » (la nouvelle édition actualisée 2002/2003 sera disponible fin janvier 2003 au prix de 13,20 euros (frais d’envoi compris).
NB : Ces ouvrages peuvent être commandés, par courrier uniquement, adressé au siège de l’association et accompagné du chèque correspondant.

CENTRE DE DOCUMENTATION
Le centre de documentation ATEJ est à la disposition du public. Sur rendez-vous uniquement en téléphonant au secrétariat de la Société d’Histoire du Théâtre, BNF (Bibliothèque Nationale de France) – 58 rue de Richelieu – 75084 Paris cedex 02
Tél. : 01.42.60.27.05.

ASSITEJ
L’ATEJ en tant que centre français de l’ASSITEJ a pris en charge la traduction et la fourniture des informations en français paraissant sur le site web de l’ASSITEJ (Association Internationale du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse).
ASSITEJ INTERNATIONAL : Web-site : http://www.assitej.org

CONSEIL D’ADMINISTRATION
Dominique Bérody (trésorier), Pierre Blaise, Michel Bourguignon (secrétaire), Anne-Françoise Cabanis, Eric de Dadelsen, Bruno Grout de Beaufort, Jean-Claude Paréja, Dominique Pompougnac, Danièle Rétif (vice-présidente), Georges Vérin, Maurice Yendt (président).

DATE A RETENIR :
L’assemblée générale ordinaire des adhérents de l’ATEJ aura lieu, à Paris, le 17 février 2003 (à partir de 10 heures)