Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours

























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours



























Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours




Sommaire
Décembre 1997

Commentaire d'actualité
Charte du service public
Fonds spécial de contractualisation
Emploi
Les propositions de l'ATEJ
Dialogue
Mise en situation
Côté cour / côté jardin
Tête d'affiche
Lectures
Issues de secours
«Depuis une quinzaine d’années, un réseau de créateurs, politiques, critiques, administrateurs, etc..., a imposé ce que j’appelle «l’artistiquement correct», une sorte d’orthodoxie générale dans la façon de faire du théâtre et de produire des images à travers l’Europe, de Peter Stein à Strehler, en passant par Chéreau ou Grüber... Or des expressions artistiques aussi intéressantes dans le sens où elles ont la capacité d’émouvoir, de changer les mentalités, d’intervenir dans la vie du spectateur, ont été suggérées par de petites compagnies ou de jeunes écrivains.
NI L’ETAT, NI LA PRODUCTION, NI LES CRITIQUES NE DEVRAIENT IMPOSER DES DEMARCHES PARTICULIERES.»

Robert ABIRACHED
Magazine « La Scène » - septembre 97

Ce constat est aussi celui de l’ATEJ.

Depuis une quinzaine d’années ce qui a tenu lieu de « politique théâtrale » de l’Etat, est apparu comme une démarche superficielle, marquée d’un interventionnisme artistique souvent très arbitraire, dépourvu de vision d’ensemble, de réflexion approfondie et cohérente sur les enjeux et les objectifs de l’activité théâtrale dans la société, de tout désir de valoriser la diversité féconde des esthétiques, des modes de création, de relation avec les différents publics.

L’indifférence concernant les publics a été érigée en doctrine.
Les publics d’enfants ont souvent été désignés comme négligeables.

Commentaire d'actualité

Aujourd’hui, l’ATEJ prend acte avec satisfaction

des propos de Madame Catherine TRAUTMANN, Ministre de la Culture, qui lors de sa conférence de presse du 25 septembre 97 a désigné «le renforcement de l’initiation au théâtre pour les jeunes» comme l’une des premières priorités pour les années à venir
de l’éditorial de la lettre d’information n° 15 du Ministère de la Culture (1er octobre 97) indiquant qu’une «action durable et profonde» en faveur du développement culturel «passe par la sensibilisation d’un public particulier : celui des enfants et de la jeunesse»

Après ces déclarations d’intention, l’énoncé clair d’une nouvelle politique théâtrale de l’Etat, prenant enfin en compte la diversité des publics et des esthétiques, est aujourd’hui indispensable

afin d’affirmer une rupture salutaire avec les dérives et les pratiques élitistes des années précédentes
afin de donner enfin aux publics d’enfants et de jeunes la place qui doit leur revenir
afin de définir le cadre et les moyens du soutien de l’Etat - en tant que « première priorité » - aux actions permanentes de création, de diffusion et de formation en direction des publics d’enfants et de jeunes
afin de mobiliser sur ces objectifs nouveaux l’administration centrale (DTS) et les DRAC (comités d’experts)


Charte du service public

L’ATEJ est favorable au projet de «Charte du service public» envisagé par Madame Catherine TRAUTMANN.
Une telle charte est d’autant plus indispensable que dans bien des cas la notion de «service public culturel» apparaît aujourd’hui comme souvent vidée de sens. Cette notion ne peut être justifiée que par une volonté politique de démocratisation culturelle. Une telle charte doit être une charte pour les publics c’est-à-dire pour les citoyens (enfants compris) tout autant qu’une charte pour les artistes. Elle permettrait ainsi de définir les objectifs de la politique de l’Etat en réaffirmant notamment la nécessité et les enjeux des actions théâtrales en direction des publics d’enfants et de jeunes. A ce propos elle pourrait aussi permettre de rappeler :
le rôle et la place spécifiques du théâtre parmi la diversité des spectacles vivants
le rôle et la place spécifiques des nouveaux publics d’enfants (moins de 15 ans) parmi la diversité des autres « jeunes publics »


Fonds spécial de contractualisation

La nécessité d’un fonds d’intervention concernant le développement théâtral en direction des publics d’enfants a été perçu dès 95 par l’ATEJ (cf propositions ci-dessous).
La création d’un fonds spécifique concernant les publics d’enfants est indispensable. L’expérience montre que les publics d’enfants ont tout à perdre lorsqu’ils sont une préoccupation secondaire voire non obligée de la part d’institutions culturelles généralistes.


Emploi

Le secteur de l’action théâtrale (création, diffusion, formation) en direction des publics d’enfants et, plus largement celui de l’action culturelle en direction des publics d’enfants, constitue de toute évidence un important gisement d’emploi qui n’a pas été authentifié comme tel dans les récentes décisions gouvernementales concernant les «nouveaux métiers».
La mise en oeuvre des propositions de l’ATEJ serait de toute évidence créatrice de plusieurs milliers d’emplois permanents


Les propositions de l'ATEJ

La continuité de l’éducation artistique et culturelle d’une génération à l’autre est un enjeu d’avenir pour notre société.
Depuis 25 ans, grâce à l’action d’un nombre toujours croissant d’artistes, de professionnels de l’action culturelle, de parents et d’enseignants, les enfants sont de plus en plus régulièrement présents dans les théâtres en tant que spectateurs à part entière. Ils ont ainsi accès, dès le plus jeune âge, à l’un des espaces artistiques les plus favorables à la construction de leur propre identité culturelle.
Si pour quelque raison que ce soit ce processus n’était pas enfin reconnu par les pouvoirs publics, une procédure d’exclusion supplémentaire viendrait s’ajouter à toutes celles qui menacent les enfants et les jeunes de ce pays.

OBJECTIFS

Mieux définir et évaluer la place donnée à la formation du spectateur dès l’enfance dans une politique générale de développement théâtral
Mieux soutenir les actions permanentes favorisant l’accès du plus grand nombre d’enfants et de jeunes à une culture théâtrale personnelle de qualité
Contribuer à l’aménagement culturel du territoire par la mise en oeuvre d’une politique cohérente pour le jeune spectateur de théâtre

MESURES ADMINISTRATIVES

Les spectateurs de théâtre de moins de 15 ans doivent cesser d’être les passagers clandestins de la vie théâtrale française. Le secteur d’activité théâtrale en direction des publics d’enfants ne peut continuer d’être pénalisé par un constant défaut d’évaluation et d’expertise.

Des évaluations régulières intéressant les actions de création et de diffusion à l’intention des spectateurs de moins de 15 ans devraient concerner chaque année les organismes (compagnies, théâtres, scènes nationales, etc... ) subventionnés par le Ministère de la Culture.
nature, importance et évolution des publics
nature, importance des financements affectés à l’action théâtrale en direction des publics d’enfants par l’Etat et par les collectivités locales et territoriales

Cet effort d’identification et de suivi par les services de l’Etat exige :

soit la création de services spécialisés « Théâtre et jeunes publics » tant au niveau de l’administration centrale (Direction du Théâtre et des Spectacles) qu’à celui des DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles)
soit l’obligation de reconnaissance et de traitement par les services existants de tout ce qui concerne l’activité théâtrale en direction des publics d’enfants dans les théâtres et établissements culturels subventionnés par l’Etat

En tout état de cause la sensibilisation et l’information des experts membres des comités régionaux apparaissent relever aujourd’hui d’une nécessité absolue.

MESURES BUDGETAIRES

I - Réorientation et réajustement des financements d’Etat :

il est indispensable que soient réduites les disparités de financement criantes qui pénalisent actuellement les Centres Dramatiques Nationaux (CDNEJ) et les compagnies s’adressant prioritairement aux jeunes spectateurs.
il est aussi souhaitable d’établir, en particulier dans les théâtres et dans les établissements subventionnés par le Ministère de la Culture, la parité de financement du fauteuil adulte et du fauteuil enfant.

II - Création et dotation d’un « Fonds d’Intervention Théâtre et Jeunes Publics » (FITEJ) :

Le rôle du « FITEJ » serait de soutenir et de développer qualitativement et quantitativement la création et la diffusion :

en ayant un rôle d’incitation pour la mise en place et le développement de nouvelles structures spécialisées (compagnies, théâtres régionaux jeunes publics, CDNEJ, saisons théâtrales itinérantes en milieu rural)
en suscitant l’intervention active et le soutien financier des collectivités locales et territoriales

1 - Financement

Son financement (30 millions par an pour une période expérimentale de 6 ans) pourrait être assuré par une contribution interministérielle de l’Etat
Culture
Education Nationale
Jeunesse et Sports

2 - Statut

Le statut du « FITEJ » devrait être celui d’un organisme paritaire géré conjointement par les représentants des pouvoirs publics et de la profession.

3 - Moyens d’action

participation incitative au financement des « conventions théâtre et jeunes publics »
établissement et financement de contrats de mission pour le développement théâtral en milieu rural
aides ponctuelles au premier projet pour de nouveaux talents
aides ponctuelles à la diffusion pour les tournées de spectacles « à risques » ou réputés « lourds »
aides à l’équipement

AIDES AU DEVELOPPEMENT DE LA CREATION ET DE LA DIFFUSION

I - Objectifs

conforter et développer les actions permanentes de création et de diffusion
élargir le soutien du Ministère de la Culture à un plus grand nombre de compagnies
accroître progressivement le nombre des CDNEJ
encourager l’implantation de « théâtres régionaux jeunes publics »
favoriser le développement théâtral en milieu rural

II - Moyens d’action

1 - Etablissement de « CONVENTIONS THEATRE ET JEUNES PUBLICS »

Ces conventions seraient établies, grâce à l’action concertée des DRAC et du « FITEJ » :

pour permettre à des directeurs de compagnies existantes et actuellement artistiquement reconnues de conforter et développer la permanence de leur activité de création à l’échelon d’une ville ou d’une zone d’intervention déterminée
pour susciter sur l’ensemble du territoire, notamment dans les villes moyennes, l’implantation de théâtres spécialisés permanents bénéficiant du label de « théâtres régionaux jeunes publics »

Le cahier des charges inclus dans ces conventions établies pour 3 ans prévoirait :
- pour les compagnies permanentes
une action de création prioritaire mais non exclusive en direction des publics d’enfants
la production de 3 spectacles au minimum pendant la période considérée avec un minimum de 60 représentations pour chacun d’entre eux dont au moins un tiers pendant le temps des loisirs
un financement conjoint (DRAC, Ville, Département, Région et « FITEJ »)

- pour les « théâtre régionaux jeunes publics » (TRJP)
une action de création prioritaire mais non exclusive en direction des publics d’enfants
la programmation dans la zone d’implantation de 20 productions au minimum pendant la période considérée
la production ou la co-production de 4 spectacles au minimum pendant la période considérée avec un minimum de 60 représentations pour chacun d’entre eux dont un tiers au moins pendant le temps des loisirs
un financement conjoint (DRAC, Ville, Département, Région et « FITEJ »)

2 - Contrats de mission pour le développement théâtral en milieu rural
Ces contrats incitatifs seraient proposés par le « FITEJ » à des professionnels désireux de mettre en place des structures permanentes de diffusion en milieu rural (saisons itinérantes fondées sur la continuité des actions de programmation, d’accompagnement et de formation du spectateur dans une zone déterminée).
Ces contrats de mission d’une durée de deux ans seraient établis pour financer, en fonction de projets précis, les démarches exploratoires visant à la préfiguration et à la mise en place de ces structures. Ils contribueraient à faciliter la mobilisation financière et technique des collectivités locales et territoriales qui, à l’issue de la période de deux ans, devraient assumer la prise en charge de la totalité du financement des nouvelles structures de diffusion.

3 - Accroissement progressif du nombre des CDNEJ (Centres Dramatiques Nationaux pour l’Enfance et la Jeunesse)
L’implantation progressive de nouveaux CDNEJ dans les grandes agglomérations doit continuer d’accompagner le développement théâtral en direction des jeunes spectateurs.
Il est à remarquer que de nombreuses métropoles régionales restent toujours dépourvues de théâtres permanents pour les publics d’enfants.
L’implantation de CDNEJ à Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nice, Nantes, etc... connaîtrait un impact artistique et public immédiat (1).
Paris demeure à ce jour la seule capitale européenne dépourvue de théâtre permanent pour les jeunes spectateurs.

(1) Des contacts ont été établis à ce propos par l’ATEJ avec, notamment, les villes de Toulouse, St Nazaire, Clermont-Ferrand, Marseille.


Dialogue

Les représentants de l’ATEJ (Daniel Bazilier, Anne-Françoise Cabanis, Georges Verin, Maurice Yendt) ont été reçus le 24 octobre dernier par Monsieur Dominique Chavigny, conseiller au cabinet de Madame Trautmann, Ministre de la Culture, au sujet des propositions de notre association «pour une politique de l’enfant spectateur».

Nous avons pris acte avec satisfaction de la décision de Madame Trautmann, Ministre de la Culture, désignant les actions en direction des publics d’enfants comme l’une de ses premières priorités pour les années à venir.
Cette priorité devrait s’inscrire en termes d’objectifs spécifiques dans la «charte du service public» actuellement en préparation.
Afin de concrétiser, dès à présent, un meilleur soutien de l’Etat à l’ensemble du secteur (compagnies, CDNEJ, établissements de diffusion), nous avons insisté pour que cette nouvelle orientation se traduise par des directives immédiates auprès des services de l’administration centrale, des DRAC et des comités d’experts. Il est nécessaire en effet de très vite remédier, au niveau de la plupart des DRAC, à la situation dommageable actuellement subie par les compagnies professionnelles travaillant principalement en direction des publics d’enfants et de jeunes (indifférence des comités d’experts, financement au rabais, refus systématique de toute perspective de développement).
Au rang des autres urgences, Monsieur Chavigny semble avoir pris bonne note de notre demande d’actualisation budgétaire des CDNEJ. Nous avons, d’autre part, attiré son attention sur le dossier que nous avons déposé à la DTS pour la mise en place de théâtres permanents jeunes publics à Toulouse, Marseille, Clermont-Ferrand et Saint-Nazaire. Des décisions en ce sens constitueraient un signal fort de la volonté de l’Etat d’agir concrètement en faveur des publics d’enfants.

Nous avons compris, par ailleurs, que l’ensemble des propositions de l’ATEJ (création notamment d’un fonds d’intervention spécifique s’articulant sur des conventions et des missions d’implantation) ne pourront s’inscrire que dans le nouveau contexte de la refondation globale actuellement envisagée.
Nous avons enfin indiqué qu’il était important dans l’hypothèse d’une mise en place par l’Etat d’un réseau unique de «théâtre publics», relevant du même statut mais de missions artistiques diversifiées, que les projets artistiques visant à une action principale et permanente en direction des publics d’enfants et de jeunes soient reconnus en tant que projets artistiques à part entière et prioritairement favorisés. La multiplication des programmations jeunes publics dans la plupart des établissements d’action culturelle suppose en effet l’existence de pôles de recherche et de production irriguant l’ensemble du secteur, d’établissements spécifiques susceptibles de développer une fonction pilote à la tête de réseaux de ressources et de formation pour l’éducation artistique et culturelle.


Mise en situation

Catherine Trautmann a réussi a enrayer la chute du budget de son ministère qui semblait inexorable depuis quatre ans.
Avec 15,109 milliards de francs, il augmente de 3,8 % alors que celui de l’Etat ne croît que de 1,36 %, souligne-t-on dans son entourage. La loi de finances votée à l’automne 1996 attribuait en effet à la culture 14,304 millards de francs. En février, un gel budgétaire, transformé en annulation de crédits en juillet, faisait tomber ce montant à 13,995 milliards de francs. Il y a donc un gain réel de 1,114 milliards de francs par rapport à 1997.
On est cependant loin du fameux 1 % réclamé par les socialistes - et promis par Jacques Chirac. Le budget de la culture représente 0,95 % de celui de l’Etat, selon les calculs du ministère, mais 0,85 % si on exclut les dépenses qui ne relevaient pas du budget de la culture avant 1994 ; à partir de cette date, en effet, un certain nombre de services et d’administrations (la direction de l’architecture, par exemple) lui ont été rattachés, avec leurs dotations, ce qui a masqué l’érosion. (...)
Les sommes attribuées au spectacle vivant et au développement culturel croissent : avec 4,240 milliards de francs, elles augmentent de 277 millions. Mme Trautmann entend élaborer «une charte du service public du spectacle vivant qui précisera les droits et les obligations de chacun, notamment en ce qui concerne la diffusion et l’accès au plus grand nombre.»
(Le Monde, 26/09/97)


Côté cour / côté jardin

Texte de la lettre adressée par le GRAC National à Madame Trautmann, Ministre de la Culture (28 novembre 97)

Le GRAC National Jeune Public rassemble, toutes structures confondues (Services municipaux, Centres socio-culturels et Maisons des Jeunes et de la Culture, Associations et Fédérations, Théâtres missionnés, Scènes Nationales et Centres Dramatiques Nationaux - Jeunes public) tous les médiateurs du spectacle vivant en direction de l’enfant-spectateur, dès son plus jeune âge.
Réunis à Vire, ces 27 et 28 novembre 1997, les membres du GRAC National Jeune Public tiennent à réaffirmer dans une contribution commune, leur volonté que soit pris en compte dans la nouvelle politique culturelle de l’Etat, le secteur du spectacle vivant à destination du jeune public.
Depuis vingt ans, c’est-à-dire depuis la création des première structures institutionnelles missionnées pour le jeune public, ce secteur n’a cessé de se développer : son évolution est mesurable aujourd’hui de façon tangible en terme de production par le nombre, la qualité et le professionnalisme des créations et la maturité des projets artistiques en terme de fréquentation, par le volume important de spectateurs entre 2,5 et 3 millions en 95/96.
Nul doute que ce secteur est en pointe en ce qui concerne la conquête de nouveaux publics et les réductions d’inégalités d’accès à la culture.
Les propos tenus par Madame Catherine Trautmann, Ministre de la Culture, sur la priorité donnée à l’initiation au « théâtre pour les jeunes » ne peuvent que nous satisfaire, si toutefois ils s’accompagnent des signes politiques faits en direction de ce secteur. Il nous paraît fondamental, du point de vue des diffuseurs, qui vient compléter la position de l’ATEJ, que s’élabore à présent une politique concertée entre l’Etat et les collectivités territoriales et locales qui légitimise et renforce les acquis du spectacle vivant en direction des jeunes spectateurs, dans le cadre de la Charte de service public.
Cette politique devrait s’appuyer sur quatre grands axes :
La reconnaissance du secteur jeune public, comme un secteur à part entière, à travers une sensibilisation de nos tutelles et en particulier de l’état à l’échelon, des inspecteurs généraux, des DRAC, des comités d’experts, etc...
Le développement des moyens des lieux spécifiques jeune public de production et de diffusion.
L’accroissement du nombre de lieux spécifiques de production et de diffusion, à partir des actions existantes, afin de renforcer le maillage actuel et l’aménagement du territoire quelqu’en soit la forme.
Le renforcement des moyens et la légitimation des actions spécifiques menées à l’intérieur de structures dites généralistes.

La dernière enquête concernant les publics de spectacle vivant ne prenait en compte que les spectateurs âgés de plus de 15 ans. Le 20 novembre 1989, la France ratifiait la Convention relative aux droits de l’enfant : article 7 de la convention stipule au nom de l’enfant «Le droit au repos, aux loisirs et de participer librement à la vie culturelle et artistique.»
Nous, les médiateurs du spectacle vivant à destination des jeunes publics, nous demandons que soit exercé ce droit de l’enfant qui fait de lui un spectateur à part entière.


Tête d'affiche

Le conseil des ministres du 19 novembre dernier a nommé Dominique Wallon, directeur du théâtre et des spectacles. Catherine Trautmann lui a également confié une mission de préfiguration de la future direction des arts de la scène qui réunira la direction du théâtre et des spectacles et la direction de la musique et de la danse. Il devra remettre ses propositions avant le 31 janvier 1998.


Lectures

Dossier «Théâtre et jeunes publics»
Le Monde de l’Education (juillet - août 97)

Dossier «Le jeune public»
La Scène (septembre 97)

«L’enfant au théâtre»
Revue PUCK n° 10 (Institut International de la Marionnette)

«Kinder und Jugendtheater in Franckreich» par Wolfgang Schneider
Editions DIPA, Frankfurt an Main (97)

Et plus que jamais d’actualité le livre blanc
«Théâtre et nouveaux publics : pour une politique de l’enfant spectateur» (ATEJ)


Issues de secours

Le maintien du plan VIGIPIRATE constitue toujours une gêne majeure pour le fonctionnement et la fréquentation par les jeunes publics des théâtres et des établissements culturels.

C’est finalement par une nouvelle circulaire (bulletin officiel daté du 27 novembre) que Ségolène Royal, Ministre déléguée à l’Enseignement Scolaire, a modifié celle du 25 septembre, qui redéfinissait l’organisation des sorties scolaires. Ce premier texte avait provoqué la colère de plusieurs syndicats d’enseignants qui le jugeaient trop contraignant. Les correctifs apportés permettent d’alléger plusieurs contraintes, notamment en matière d’accompagnement et de transports