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Miissions de l'ATEJ
Défense du réseau spécialisé
























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Sommaire
Juin 2004

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1 - L’existence, les actions et le développement de l’ATEJ (autrement dit ses « missions ») relèvent d’analyses de fond, a la fois artistiques et politiques, au sujet de l’enfant spectateur de théâtre.

2 - Réfléchir et échanger au sujet des missions de l’ATEJ oblige : à prendre en compte, les faits et les réalités qui illustrent le développement théâtral contemporain, dans toutes ses formes. à penser l’avenir dans un souci constant de rigueur intellectuelle et d’innovation artistique.

3 - L’ATEJ a été créée pour favoriser le développement théâtral en direction des publics d’enfants et de jeunes. Cette mission fondatrice lui confère une identité spécifique, inscrite dans ses statuts et au sujet de laquelle il n’y a aucune ambiguïté.

4 - L’ATEJ, comme son nom l’indique, est une association théâtrale qui se bat simultanément pour le théâtre (sous toutes ses formes actuelles) et pour le droit des enfants et des jeunes à une activité émancipatrice de spectateur de théâtre.
Elle ne se bat pas pour autre chose mais cela est déjà beaucoup. L’ATEJ laisse à d’autres le soin de se battre pour la danse, la musique, la littérature, les arts plastiques et graphiques, le cinéma, les productions audiovisuelles, etc.… etc.… etc.… à destination des jeunes publics.

5 - La représentativité de l’ATEJ est proportionnelle à celle du théâtre d’art parmi la très grande diversité des spectacles jeunes publics. Elle est marginale parce que le théâtre d’art n’est qu’un aspect, de plus en plus marginal, des différentes formes de spectacles jeunes publics.

6 - L’ATEJ réunit principalement des femmes et des hommes de théâtre qui sont également des militants pour les droits des enfants. En ce sens elle n’est ni une association théâtrale comme les autres ni une association ou un syndicat professionnel tels que ceux existants (ANRAT, UNIMA, RIDA, FEDERCIE, SYNDEAC etc.…)

7 - En raison de son identité très particulière l’ATEJ n’a jamais eu pour vocation de représenter l’ensemble ni même une grande partie du « milieu professionnel jeune public ».
D’abord parce qu’il est impossible de définir précisément ce qu’est aujourd’hui le « milieu professionnel jeune public » et aussi parce que le concept de « jeune public » est trop souvent utilisé sans tenir aucun compte de l’existence et de la particularité des publics d’enfants qui sont les partenaires privilégiés de l’ATEJ.

8 - Ainsi à partir de ses objectifs fondateurs, l’ATEJ a acquis une identité propre, parfaitement lisible dans ses statuts actuels. Cette identité fonde les missions de l’ATEJ. Il n’est pas intellectuellement convenable de définir les missions de l’ATEJ sans prendre en compte cette identité.

9 - C’est vouloir faire un faux et mauvais procès à l’ATEJ que de l’accuser de ne pas vouloir représenter ce qu’elle n’a jamais eu la volonté de représenter, de ne pas faire ce pourquoi elle n’a jamais été faite.

10 - Bien avant que l’ATEJ ne soit fondée, il existait déjà des professionnels de l’action culturelle qui, en tant que généralistes, travaillaient sur l’ensemble des publics, sur l’ensemble des spectacles et sur l’ensemble des langages artistiques. Ce qui a toujours été leur droit le plus strict.

11 - Mais le droit le plus strict des fondateurs et, particulièrement des artistes et des compagnies qui adhérent aujourd’hui à l’ATEJ est aussi de vouloir faire vivre une association s’intéressant exclusivement à la création théâtrale (sous toutes ses formes) pour jeunes spectateurs. D’autant plus que les professionnels de l’action culturelle (directeurs d’établissements de diffusion et programmateurs) bénéficient, avec l’ONDA et les RIDA, d’un réseau d’échanges et de relations dont les artistes (les compagnies) sont totalement exclus.

12 - Il est particulièrement mal venu de reprocher à l’ATEJ d’inscrire son action dans le cadre de ses orientations artistiques fondatrices et statutaires.

13 - D’autre part il est un peu trop facile de faire de l’ATEJ le bouc émissaire de la situation actuelle du « milieu professionnel jeune public » (voir ci-dessus) et de son incapacité à s’organiser, à dépasser les fractures qui le divisent, à faire émerger une parole commune à partir du plus petit dénominateur commun.

14 - L’ATEJ, parce qu’elle a toujours su limiter son champ d’activité au théâtre, a pu exister, se développer, faire émerger une parole publique. La parole de l’ATEJ est entendue dans le « milieu professionnel jeune public », comme auprès des pouvoirs publics et de la presse. Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit toujours écoutée et surtout qu’elle ne soit jamais critiquée. Mais cette parole existe et a le mérite d’exister, même si elle n’a jamais prétendu être celle de tout le milieu théâtral et, a fortiori, celle du « milieu professionnel jeune public ».

15 - Toutes les tentatives pour faire émerger une parole forte du « milieu professionnel jeune public » dans son ensemble ont, jusqu’à présent, fait long feu (voir le bref destin de la coordination de Quimper).

Ainsi, alors que le secteur jeune public est actuellement malmené, comme il ne l’a jamais été, par la politique du Ministère de la Culture, il ne se manifeste, en dehors de l’ATEJ, aucune réaction collective des professionnels jeune public :
  • au sujet de la politique ministérielle
        démantèlement des CDN jeunes publics
        avortement du projet scènes conventionnées jeunes publics
        situation économique des compagnies
        licenciement de nombreux programmateurs spécialisés
  • au sujet des propositions de l’ATEJ pour la création d’un fonds
    d’intervention.
  • au sujet de la place et du rôle des « spécialistes » et des différentes déclarations parues dans la presse.
  • au sujet des intermittents.
  • au sujet des difficultés de tel ou tel directeur de compagnie ou d’établissement etc.…

Sur tous ces sujets le silence du « milieu professionnel jeune public » serait assourdissant si l’ATEJ n’existait pas, ne travaillait pas comme elle ne cesse de le faire.

16 - Dans ce contexte l’ATEJ a le mérite de rassembler, tant bien que mal, une partie des directeurs de compagnies et une partie des directeurs d’établissements autour d’une parole commune parce que ces directeurs de compagnies et d’établissements croient encore aux pouvoirs de l’action collective.
Le nombre des membres actifs de l’ATEJ est le reflet d’une situation d’ensemble. L’ATEJ n’est pas la cause de cette situation.
Ce n’est pas l’ATEJ qui refuse de s’ouvrir mais ce sont certains artistes et certains directeurs d’établissements qui refusent de s’unir. Sans jamais être capable de proposer une alternative crédible à l’existence de notre association.

Les raisons de cette incapacité sont multiples :

Il n’existe pas de « milieu professionnel jeune public » porté par un projet commun. Autrefois l’action culturelle était portée par des discours artistiques et philosophiques rassembleurs qui furent à l’origine de l’âge d’or de la décentralisation dramatique mais dont les fondements ont, aujourd’hui, volé en éclats.
D’autre part les marchands sont entrés dans le temple. Il n’existe aucune solidarité de fait entre les compagnies (artistes) et une partie des diffuseurs (gestionnaires). Leurs intérêts professionnels divergent trop souvent mais personne n’ose le dire franchement.
Ce sont donc seulement certaines compagnies et certains diffuseurs qui souhaitent se regrouper, en fonction du respect qu’ils portent aux publics d’enfants et de jeunes, pour travailler à l’amélioration constante des conditions de la création et de la diffusion.
Ces compagnies sont celles qui refusent de céder à la fabrication de standards commerciaux et qui s’intéressent au théâtre d’art.
Ces diffuseurs sont ceux qui travaillent à une amélioration constante des conditions d’achats et d’accueil des spectacles, à la mise en œuvre des modes spécifiques d’accompagnement qui devraient s’imposer à toute action artistiquement exigeante en direction des jeunes spectateurs de théâtre.
Mais la question des rapports entre créateurs et diffuseurs fait partie des tabous de la profession. Elle était au cœur des non-dits qui depuis quelques mois ont paralysé le travail de notre association.
Comment se fait-il, par exemple qu’aucun accord entre représentants des compagnies et représentants des diffuseurs n’ait pu intervenir au sujet des deux textes ci-dessous ?


Missions de l'ATEJ

Les membre du C.A de l’ATEJ, tiennent à rappeler aux professionnels du secteur jeune public que leur association, conformément à ses statuts, est une association théâtrale. L’ATEJ regroupe, par cooptation, des directeurs de compagnies, des directeurs d’établissements, des auteurs, des metteurs en scène, des chorégraphes, des musiciens, des professionnels de l’action théâtrale culturelle (programmateurs), des enseignants et des universitaires pour lesquels l’ATEJ est un outil commun leur permettant de s’exprimer et d’agir auprès des pouvoirs publics pour promouvoir toutes les initiatives artistiques, celles du secteur spécialisé comme celles du secteur généraliste, susceptibles de favoriser, dans une recherche constante d’innovation et de qualité, les différentes formes de création, de diffusion et de formation théâtrales en direction de publics d’enfants et de jeunes.

Le champ d’activité de l’ATEJ est celui, spécifique, de toutes les problématiques (création, diffusion, formation) relatives au développement des pratiques théâtrales des enfants et des jeunes.
Ce champ d’activité spécifique permet de définir la place, le rôle et les missions de l’ATEJ en relation et en collaboration avec les autres organisations du secteur culturel jeune public (ANRAT, UNIMA, RIDA, syndicats professionnels etc...) dans lesquels les adhérents de l’ATEJ militent très souvent en fonction de préoccupations professionnelles auxquelles l’ATEJ n’a pas vocation de répondre.
L’ATEJ est pour l’ensemble des artistes et professionnels de l’action théâtrale adhérents une tribune, un outil d’évaluation, de confrontations artistiques et d’échanges visant à l’élaboration de propositions professionnelles communes pour défendre auprès des pouvoirs publics le développement des pratiques théâtrales des enfants et des jeunes, pour favoriser l’élargissement des nombres des compagnies et des structures de diffusion, pour obtenir une amélioration significative des conditions économiques de la création et de la diffusion en direction des publics d’enfants et de jeunes dans le cadre d’une politique théâtrale de service public de l’Etat (ministère de la culture et ministère de l’éducation) et des collectivités locales.

Défense du réseau spécialisé

Depuis quelques années pour cautionner sa politique de désengagement financier et de démantèlement du secteur spécialisé, le ministère de la culture procède à une mise en cause injustifiée du rôle des spécialistes, artistes ou programmateurs, en prétextant que leur action serait contraire à l’existence et au développement d’un théâtre d’art pour jeunes spectateurs.
Cette mise en cause sans fondement ne résiste pas à une analyse objective des faits et des réalités artistiques qui portent aujourd’hui le développement théâtral en direction des publics d’enfants et de jeunes.

Les membres du C.A de l’ATEJ rappellent que le théâtre pour jeunes spectateurs est un domaine de l’activité théâtrale contemporaine où s’exposent et se confrontent, depuis plus de 50 ans, les œuvres de spécialistes et celles de non spécialistes sans que jamais, sur le plan artistique, le pire ou le meilleur soit devenu l’exclusivité des uns ou des autres. L’évidence artistique des œuvres théâtrales proposées aux publics d’enfants et/ou de jeunes, lorsqu’elle se manifeste ne doit jamais rien à la spécialisation ou à la non spécialisation de leurs auteurs. Elle est exclusivement liée à l’existence d’un talent artistique personnel aussi rare chez les non spécialistes que chez les spécialistes. Ce sont d’ailleurs les œuvres, seulement les œuvres, qui en sont la preuve et non les préjugés archaïques de quelques responsables de la politique ministérielle actuelle.

L’ATEJ rappelle avec force que c’est l’engagement d’artistes de talent reconnus comme spécialistes, associés à celui de certains professionnels de l’action culturelle (programmateurs, diffuseurs), également reconnus comme spécialistes, qui a toujours été et qui reste le meilleur gage et le principal moteur d’un développement théâtral de haut niveau artistique en direction des publics d’enfants et de jeunes.

Personne ne doit être dupe : la mise en cause et le rejet des spécialistes par les instances ministérielles n’est rien d’autre qu’un alibi pour essayer de justifier sa politique de destruction du réseau spécialisé de création et de diffusion.

La préservation, la consolidation et le développement de ce réseau qui est de toute évidence le lieu privilégié d’une activité théâtrale permanente et très souvent innovante en direction des publics d’enfants et de jeunes devrait aujourd’hui mobiliser, avec l’ATEJ, tous les défenseurs du droit des enfants et des jeunes au théâtre et à un épanouissement artistique personnel.