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Juin 2013

Lettre d’information / Mai-Juin 2013

CONSULTATION NATIONALE ?

L’ATEJ, en raison de son action constante en faveur du droit des enfants au théâtre, est loin de se satisfaire de la politique d’abandon engagée et développée successivement depuis une dizaine d’années par plusieurs ministres de la Culture. Après les changements politiques intervenus en 2012, on pouvait naturellement espérer faire mieux entendre les droits des enfants à la culture et particulièrement à une activité émancipatrice de spectateur de théâtre. En dépit d’évidentes réticences devant la constitution d’un comité de pilotage regrettablement marqué par la sous-représentation des artistes et de l’activité théâtrale en général, notre association n’a pas hésité, comme vous en a informé notre lettre de décembre 2012 (cf. notre site / texte complet de la contribution ATEJ), à participer à la consultation nationale engagée par Aurélie Filippetti sur l’éducation artistique et culturelle.

BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN ?

Inutile d’épiloguer à ce sujet. Cette consultation est en train d’aboutir à l’impasse attendue. Dès le 2 février 2012, dans le journal « Le Monde », Nathaniel Herzberg intitulait son article « Six semaines et puis s’en vont » pour décrire ce qui ressemblait à un tour de passe-passe. Tandis que Marie Desplechin, présidente du comité de pilotage, déclarait publiquement par la suite : « C’était très sympa mais franchement je ne vois pas à quoi tout ça a servi ». Le cadre tracé par Aurélie Filippetti était en fait très contraignant : « offrir à tous les enfants un parcours d’éducation artistique et culturelle en privilégiant une approche territoriale ». Sous prétexte de proclamer un « droit universel » déjà formulé dans la Constitution, le ministère de la Culture a probablement voulu, une fois encore, se décharger de ses responsabilités dans ce domaine sur les seules collectivités territoriales. Face à cet échec annoncé, les professionnels du secteur « jeunes publics » apparaissent de plus en plus divisés, certaines associations semblant vouloir s’accommoder d’une parodie de concertation aux résultats très incertains.

PAS DE SOUFFLE, PAS DE VISION ?

Michel Guerrin, chroniqueur du journal « Le Monde », observe le 25 mai 2013 dans un article intitulé « A quoi sert Aurélie Filippetti ? » : « Ce qu’on ne comprend pas bien, c’est pourquoi Madame Filippetti ne reproduit pas un plan qui avait marché : entre 2000 et 2002, 40 000 intervenants artistiques ont sensibilisé les élèves dans 40 000 classes. Cela a marché parce que Catherine Tasca, à la culture, et Jack Lang, à l’éducation, étaient en symbiose »« Le problème est que ce sujet de l’art à l’école ne branche pas vraiment Vincent Peillon » dit un autre observateur. 

De plus, le budget du Ministère de la Culture a été rogné comme jamais depuis trente ans. Exploit savoureux quand on sait que Martine Aubry, alors dans la course à la présidentielle, avait promis en plein festival d’Avignon 2011, d’augmenter de 30 à 50% le budget de ce ministère.

ISOLEE, L’ATEJ ?

Dans ces circonstances, les représentants de l’ATEJ, à leur demande, ont été reçus le 16 avril dernier par Stéphane Fievet, délégué au théâtre au ministère de la Culture (DGCA), en présence de deux de ses collaborateurs. Il n’est sorti rien de concret de cet entretien. Les analyses développées par l’ATEJ dans l’ouvrage « Théâtre & jeunes spectateurs / Itinéraires, enjeux et questions artistiques » ayant visiblement été mal reçues. Ce qui, en creux, reste le meilleur gage de leur pertinence. Les points de vue développés par l’ATEJ, tant sur le plan de l’éducation culturelle et artistique que sur la réalité de l’exercice professionnel des métiers du théâtre s’adressant aux jeunes publics, sont loin d’être isolés. S’ils ne sont pas partagés par l’ensemble du « secteur jeunes publics », ils rejoignent sur le fond ceux produits par de grandes organisations professionnelles : SYNDEAC (Syndicat des Entreprises Artistiques et Culturelles), SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants), Association des directeurs de théâtre privés, etc. Car il s’agit d’abord de l’activité théâtrale professionnelle. Le seul terrain sur lequel se situent les interventions de l’ATEJ.

 

RAPPEL / PUBLICATION

L’ATEJ vient de faire paraître l’ouvrage « Théâtre & jeunes spectateurs / Itinéraires, enjeux et questions artistiques » - 123 pages - Prix de vente : 11€ / diffusion Lansman/Emile & Cie)

Commandes en librairie ou sur le site du diffuseur www.lansman.org.

AVIGNON / DATE A RETENIR

Dans le programme rencontres/débats de la Maison Jean Vilar, lundi 15 juillet à 17h :

THEATRE ET JEUNES PUBLICS : UN DESIR D’AVENIR

Rencontre pour des paroles entrecroisées autour de l’ouvrage collectif « Théâtre & jeunes spectateurs / Itinéraires, enjeux et questions artistiques » (Diffusion Lansman/Emile&Cie). Une publication conçue par l’ATEJ (Association du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse) pour interroger en profondeur, de la mémoire des origines aux questions esthétiques et dramaturgiques les plus actuelles, le développement contrasté et les perspectives artistiques d’une composante particulièrement active du théâtre aujourd’hui. Avec la participation de Pierre Blaise (metteur en scène), Bruno Castan (auteur, metteur en scène), Christian Duchange (metteur en scène), Jean-Claude Lallias (conseiller pour le théâtre au CNDP), Emile Lansman (éditeur), Maurice Yendt (auteur, metteur en scène), etc.…

Entrée libre

 

 

Conseil d’Administration de l’ATEJ,
Paris, 3 juin 2012

 

ATEJ
101 rue de Sèvres (Lot n°1674)
75279 Paris Cedex 06
contact@atej.net www.atej.net