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novembre 2012



SORTIR DES INCANTATIONS ?

« La culture n’est pas un supplément d’âme, c’est l’âme même de la civilisation. C’est pourquoi je souhaite changer en profondeur la manière dont l’école enseigne la culture et les arts ».

Nicolas Sarkozy / Septembre 2007

« La culture est au cœur d’un projet politique. Ce n’est pas simplement un élément d’un programme. Je lancerai (…) un plan national d’éducation artistique »

Francois Hollande / Janvier 2012

Depuis bientôt vingt ans, pas un chef de l’Etat, pas un seul Ministre de la Culture qui n’ait érigé l’éducation artistique en chantier de grande priorité. Avec les résultats que l’on sait.
Un slogan électoral sans plus ?
Le 31 août 2012, (journal « Le Monde » / 6 septembre 2012), Aurélie Filipetti annonce une nouvelle concertation à ce sujet. Partant de débats
en région associant Etat, collectivités territoriales et milieux socio-éducatifs, elle devrait aboutir à un texte donnant à chaque enfant un « droit
universel ». Il appartiendra ensuite aux acteurs locaux, notamment aux collectivités territoriales qui financent déjà largement les initiatives existantes, d’en fixer les modalités. L’ATEJ est évidemment disponible pour participer à cette prochaine concertation.

 

MANIFESTE JEUNES PUBLICS

Le manifeste intitulé « pour une politique artistique et culturelle du spectacle vivant en direction de la jeunesse » est disponible depuis juillet.
Il s’inscrit dans la liste déjà longue des motions, adresses, résolutions et pétitions successivement élaborées par le milieu professionnel, pour tenter d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les enjeux des pratiques culturelles et de l’éducation artistique, dès l’enfance.

Parmi ces nombreux textes les plus marquants ont probablement été :
•Le livre blanc pour une politique de l’enfant spectateur (ATEJ, 1995)
• Le manifeste pour l’éducation artistique (Collectif, 2007)
• La charte nationale de l’école du spectateur (ANRAT 2010)

L’ATEJ, pour sa part, n’a pas hésité à participer à la réalisation de ce nouveau projet qui, à l’origine, devait être l’expression commune d’un certain nombre d’associations professionnelles représentatives regroupées à l’initiative de l’association « Scène(s) d’enfance et
d’ailleurs ».
Un premier collectif a, en effet, été constitué pour rédiger un « préambule » diffusé début 2011 pour « informer et mobiliser le milieu professionnel ». Une mobilisation qui s’est toutefois avérée sélective et partielle puisque des organisations aussi irréfutablement représentatives que THEMAA (Association nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts Associés), le SYNDEAC (Syndicat des Entreprises Artistiques et Culturelles) ou le SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants) n’ont pas été associées.

En dépit des efforts des représentants de l’ATEJ, il n’a pas été possible de dépasser des clivages d’ordre corporatiste pour mieux rendre compte de la vitalité du secteur.

Ce qui empêche ce nouveau « manifeste » d’exprimer convenablement l’extrême diversité des positionnements artistiques, philosophiques, professionnels, pédagogiques, sociologiques, idéologiques, etc., qui caractérisent un « milieu professionnel jeunes publics » fondamentalement hétérogène (comment d’ailleurs le délimiter ?) et dont les multiples composantes artistiques (théâtre, danse, musique, littérature, cinéma, arts plastiques, arts numériques, etc.) sont la source de pratiques culturelles et/ou artistiques dès l’enfance relevant de démarches comme d’enjeux complexes et largement différenciés. Des réalités souvent occultées par une approche globale et réductrice du concept attrape-tout de « spectacles vivants jeunes publics ». Comme si, dans la galaxie hétéroclite des « spectacles vivants jeunes publics », tous les spectacles participaient d’exigences artistiques ou d’enjeux culturels à la fois similaires et interchangeables.

La portée de ce document sera donc forcement limitée dès qu’il s’agira, au-delà de quelques incantations consensuelles de principe, d’identifier des propositions concrètes et pertinentes adaptées à la diversité des différents territoires de l’art.

On peut ainsi s’étonner de plusieurs lacunes significatives dans sa version finale. Certains points importants du « préambule », tel celui concernant le rétablissement d’une politique de service public, ne sont pas clairement repris et développés. Quid de l’engagement de l’Etat ? Il n’y a, dans ce texte, aucune adresse directe le concernant.

De plus, de quels spectacles vivants parle-t-on ? Pour quels spectacles doit-on militer lorsqu’on se targue d’éducation artistique ? En fait la réflexion ne laisse que peu de place aux paroles et aux propositions d’artistes. Les analyses et les revendications d’ensemble se situent rarement sur le plan de la création. Or, pour importante que soit la diffusion, la création vient toujours avant elle. La situation et les objectifs des compagnies, en tant que principales promotrices de spectacles jeunes publics sont insuffisamment pris en compte. Qu’en est-il aussi du rôle et de la situation des auteurs ?

Autant de questions soulevées par un « manifeste jeunes publics » qui, pour cela même, a le mérite d’exister. En tant que première étape vers de possibles développements fondés sur une appréhension plus élaborée et plus constructive de la complexité du secteur dit « secteur jeunes publics ».

 

 

COLLOQUE

Organisé par « Scènes d’enfance et d’ailleurs » avec le concours de l’Observatoire des Politiques Culturelles, un colloque s’est déroulé le samedi 20 octobre dernier, à Paris, au Monfort Théâtre, sur les « 40 propositions » du manifeste. Intéressant par nombre d’interventions (encore qu’il y ait été beaucoup plus question de rationaliser, élargir,
« mutualiser » les moyens de production, que de la création et des compagnies), le colloque était au départ quelque peu désamorcé,
puisque, dès la première intervention, Mme Milleret, chargée de
l’Éducation artistique et culturelle à la Direction Générale de la Création Artistique, Département des publics et de la diffusion, au Ministère de la Culture, annonçait que le Ministère s’engageait à mettre en place, au plus tard en janvier 2013, un groupe de travail qui continuerait de travailler sur les propositions du manifeste … Dont acte.

DERNIÈRES NOUVELLES

Mercredi 21 novembre 2012, la ministre de la culture, Aurélie Filipetti, a installé le comité de pilotage de la « consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle » (cf. « Le Monde » du 23.11.2012), présidé par l’écrivaine Marie Desplechin. Ce comité de 20 personnes compte dans
ses rangs un seul artiste du « spectacle vivant » qui est chorégraphe…
Ce comité est sensé auditionner, outre 10 ministères, 97 associations, syndicats et organisme divers, dont 6 « acteurs du spectacle vivant » ;
il est de plus sensé solliciter, pour une contribution écrite, 70 autres organismes, dont l’ATEJ, parmi 24 organismes désignés « acteurs spectacle vivant ». Auditions et réception des contributions diverses se termineront le 7 décembre 2012. Un rapport sur cette consultation sera rendu public fin décembre 2012…
(consulter www.culturecommunication.fr/consultation-EAC)

Faut-il penser que cette consultation nationale est en fait l’objet annoncé par la représentante du ministère au colloque du 20 octobre ?

Quoi qu’il en soit, l’ATEJ fera part de son point de vue au comité de pilotage de la consultation nationale par une contribution écrite, avant le 7 décembre prochain.

ENQUÊTE ATEJ 2012

En janvier 2012, l’ATEJ a proposé une nouvelle enquête pouvant permettre aux divers metteurs en scène d’ un point de vue personnel sur
« Les différents modes de rapports aux textes » dans l’espace théâtral jeune public.L’opportunité de cette étude nous semblait d’autant plus évidente qu’un certain nombre de travaux (cf. entre autres la revue « Théâtre aujourd’hui, n°9 / CNDP, 2003 ») mettait en perspective l’émergence d’un nouveau répertoire théâtral pour jeunes spectateurs.
Contrairement à nos attentes, cette enquête n’a pas suscité l’intérêt attendu de la part des 300 metteurs en scène que nous avons contactés.
Alors que chaque enquête initiée par l’ATEJ bénéficie assez régulièrement d’un taux de réponses voisin de 50%¨, celle-ci n’a recueilli que 10%. Ce qui ne permettra pas de poursuivre cette étude pour aboutir, sur la base d’un échantillon convenable, à des analyses pertinentes.

Toutefois, les quelques données réunies (le manque d’intérêt pour cette enquête étant, en tant que tel, un élément signifiant) peuvent autoriser un certain nombre de constats provisoires, notamment au sujet des confusions pouvant parfois s’instaurer entre fonction artistique autonome de l’auteur dramatique et fonction de l’auteur du spectacle (metteur en scène).

D’autant plus que les spectacles de théâtre pour jeunes spectateurs fondés sur la mise en scène d’un texte dramatique intégral ou d’une œuvre littéraire non modifiée semblent devenir assez rares, et que ceux réalisés par improvisation à partir d’un thème ou d’une idée sont, semble-t-il, assez largement majoritaires.
Ne faut-il pas, alors, distinguer le rôle créateur de l’auteur dramatique et la fonction du rédacteur chargé, dans le cadre d’un collectif artistique pluridisciplinaire, de fixer le canevas et les dialogues du travail d’improvisation ?
Une situation qui peut sembler paradoxale lorsqu’on constate l’extrême variété des textes actuellement édités par une multiplication récente des collections « jeunes publics » chez les éditeurs de théâtre.

Dans le projet artistique de plusieurs compagnies, on peut observer une évidente dissolution de la fonction d’auteur dramatique (en tant que fonction créatrice autonome).

 

QUESTION PRIMORDIALE

le théâtre pour les jeunes spectateurs a-t-il ou non besoin d’écritures théâtrales et de paroles d’auteurs dramatiques ?

Question ouverte à tous pour un nécessaire débat entre artistes au sein de notre association. N’hésitez pas à faire connaître votre point de vue personnel.

À PARAÎTRE

Actuellement en préparation, une nouvelle publication de l’ATEJ : « Théâtre et jeunes spectateurs / Itinéraires, enjeux et questions artistiques ».
Cet ouvrage paraîtra début 2013 (diffusion Lansman / Emile & Cie)
Sur la base des constats des diverses enquêtes et des comptes rendus des réunions professionnelles initiées par l’ATEJ entre 2002 et 2012, il se situe dans le prolongement du livre blanc ATEJ, aujourd’hui épuisé. Son objectif est de mettre en perspectives, à partir de rappels historiques et de paroles artistiques entrecroisées, les questions nouvelles auxquelles se trouve confronté le mouvement contemporain du théâtre en direction des nouveaux publics d’enfants et de jeunes.
RÉPERTOIRE

« THÉÂTRE EN FRANCE POUR JEUNES SPECTATEURS »

Après mise à jour, l’édition 2012-2013 du répertoire ATEJ sera disponible en décembre sur le site de l’association (www.atej.net). Ce répertoire national du théâtre pour jeunes spectateurs (près de 400 adresses dont 60 entrées nouvelles) est consultable en permanence par tous les intervenants culturels.

Outil d’information militant, libre de toute publicité, il dresse, région par région, un panorama diversifié de l’activité théâtrale en direction des publics d’enfants et de jeunes.

 

  Le CA de l'ATEJ

 

N.B. : Toutes les lettres d’information ATEJ sont consultables sur le site www.atej.net