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octobre 2013



FESTIVAL D’AVIGNON 2013

L’ATEJ a bénéficié d’une tribune exceptionnelle lors du dernier festival d’Avignon. Une table ronde intitulée « Théâtre et jeunes publics : un désir d’avenir » a été programmée le 15 juillet à 17 heures dans le cadre du cycle de conférences-débats de la Maison Jean Vilar, à l’occasion de la parution de l’ouvrage « Théâtre et jeunes spectateurs / Itinéraires, enjeux et questions artistiques » publié en février dernier par l’ATEJ et diffusé par Lansman / Emile&Cie (commandes en librairie ou sur le site www.lansman.org / 123 pages, 11 €).

Avec la participation de Bruno Castan (auteur, metteur en scène), Christian Duchange (metteur en scène), Jean-Claude Lallias (conseiller théâtre au CNDP), Emile Lansman (éditeur) et Maurice Yendt (auteur, metteur en scène).

En présence d’un public nombreux d’artistes, de programmateurs, de festivaliers, parmi lesquels, entre beaucoup d’autres, les interventions de Suzanne Lebeau et Gervais Gaudreault ont été particulièrement remarquées. Cette table ronde, par les propos entrecroisés et parfois contradictoires des divers intervenants, a mis en évidence, à partir du rappel d’une histoire de plusieurs décennies, le rôle irremplaçable du théâtre et des pratiques du spectateur dès l’enfance dans l’éducation artistique pour l’émancipation personnelle des enfants et des jeunes, la richesse esthétique en France comme en Europe d’un mouvement multiforme de la création contemporaine dont les perspectives d’avenir semblent aujourd’hui sérieusement menacées par la démission des pouvoir publics et surtout par une perte de sens artistique et de lisibilité dans le contexte actuel du marché des produits culturels et des spectacles en tous genres.

Les échanges ont été enregistrés et devraient être prochainement podcastés et consultables sur le site de la radio « L’Echo des Planches ».

REVUE DE PRESSE

Les initiatives récentes de l’ATEJ ne passent pas inaperçues. La presse a fait état de la parution de l’ouvrage ATEJ et annoncé la table ronde du 15 juillet à la Maison Jean Vilar. Il a été ainsi souligné que d’autres rencontres professionnelles jeunes publics étaient simultanément organisées pendant le Festival d’Avignon. Ce qui a été salué comme le signe de l’actualité brûlante des questions relatives à l’éducation artistique (Cf. le magazine « La Scène » de Juin 2013 et « Le Piccolo » de Juillet 2013). Mais ce qui révèle aussi l’état actuel d’un secteur jeunes publics traversé par de nombreux clivages corporatistes l’empêchant désormais de mieux se rassembler pour définir en commun un minimum de propositions concrètes destinées à légitimer et à motiver un soutien plus éclairé de la part des pouvoirs publics.

On a aussi pu lire dans la revue de la SACD (été 2013) qu’Aurélie Filippetti, actuelle ministre de la Culture, entend placer l’éducation artistique au centre de ses priorités. En allant jusqu’à affirmer : « les artistes sont au cœur des dispositifs : ce sont eux les acteurs et les médiateurs indispensables ». Des propos qui peuvent surprendre lorsqu’on a constaté que de nombreux artistes, souvent les plus représentatifs et les plus expérimentés, semblent systématiquement écartés de la concertation ministérielle en cours sur le sujet. On relèvera de surcroît, dans ce même article, qu’Aurélie Filippetti annonce la nomination d’Isabelle Giordano, Pénélope Bagieu et Djamel Debbouze parmi les douze « ambassadeurs » de son projet national d’éducation artistique … Dans l’attente de connaître la liste complète des élus nous nous garderons de tout commentaire.

Par ailleurs, dans « Le petit Cyrano » d’octobre 2013 (revue belge de la Chambre des Théâtres pour l’Enfance et la Jeunesse) on peut lire à propos de notre ouvrage collectif : « … alors que les acteurs du théâtre jeune public s’interrogent un peu partout et notamment en Fédération Wallonie Bruxelles, voici un ouvrage qui a le mérite de nourrir la réflexion, mais aussi de la structurer … Sortant du triangle création-diffusion-médiation, privilégiant le point de vue artistique, il se positionne ensuite sur des enjeux aussi divers que le besoin de théâtre des enfants et le besoin qu’a le théâtre des enfants … ».

Voir également un article de Trina Mounier (8 juillet 2013) sur le site www.lestroiscoups.com

INSTANTANÉ

Conférence de presse du 19 juillet 2013 à 17h à la Maison Jean Vilar

Dans la cour de l’hôtel de Crochans, coincée derrière une table sans convives et comme écrasée par le sourire ironique d’un immense portrait de Jean Vilar, la ministre de la Culture semble parler dans le vide. Sur un ton professoral aussi crispé que monocorde, elle reprend de façon très attendue et face à un public étonnamment clairsemé les éléments de langage qu’elle répète inlassablement depuis plusieurs mois pour tenter de convaincre de la consistance et du bien fondé de sa politique. Avec un détour obligé et visiblement contraint sur l’éducation artistique dès l’enfance. Sans rien dire qui puisse emporter un semblant d’adhésion. Elle semble faire le job, rien de plus. D’ailleurs, à l’écart et pendant toute son intervention, les quelques fonctionnaires de sa petite escorte bavardent bruyamment entre eux. Ils ne se donnent même pas la peine de faire semblant d’écouter leur ministre. L’ont-ils convenablement conseillée, à tout le moins informée ?

TRIOMPHALISME ET FAUX ESPOIRS

Parmi les diverses associations professionnelles intéressées par l’activité culturelle des jeunes publics « Scène(s) d’enfance et d’ailleurs » multiplie depuis quelques temps les déclarations triomphalistes au sujet du déroulement de la concertation ministérielle sur l’éducation artistique.
Le point de vue de l’ATEJ à ce sujet est beaucoup plus réservé.
De quoi s’agit-il en effet ? Que s’est-il réellement passé depuis bientôt deux ans, c'est-à-dire depuis que l’ATEJ avec d’autres associations et organismes professionnels a cosigné l’appel pour la rédaction commune d’un « manifeste jeunes publics » ? Un manifeste dont seule, désormais, l’association présidée par Geneviève Lefaure s’arroge la paternité. Car comme pourrait le souligner Ruy Blas, dans le secteur professionnel jeunes publics aussi, « tout se fait par intrigue et rien par loyauté ».
Mais au-delà de ces manœuvres, on voit mal ce qui pour l’instant, et quoi qu’on en pense, peut permettre de crier victoire. Pour l’heure, le « manifeste jeunes publics » ne semble déboucher sur rien. Rien de concret ne semble sortir d’une concertation de pure convenance, mal conduite, constamment empêtrée dans une approche globale et indifférenciée d’un secteur pourtant multiforme et qui, étant donné son ampleur comme sa complexité, devrait obliger à des approches et à des analyses rigoureusement sectorielles.
Les débats en cours sur l’éducation artistique (c’est d’ailleurs surtout de cela qu’il s’agit, et non comme on pourrait le souhaiter de création théâtrale) sont de toute évidence en train de s’enliser dans le ressassement de quelques lieux communs, de généralités convenues et prétendument consensuelles pour ne jamais déboucher sur la formulation de propositions concrètes appropriées à la diversité des espaces artistiques, des démarches, des objectifs et des enjeux.
Autrement dit beaucoup de bruit pour rien.
La concertation en cours, si l’on en croit les dernières informations, risque d’être soldée, a minima, par l’organisation d’une « saison jeune public » pour laquelle aucun financement convenable ne semble prévu et qui n’aura d’autre perspective que de mettre indistinctement l’existant en évidence.

« FILIPPETTI OFFICIALISE UNE SAISON JEUNE PUBLIC POUR 2014-2015 » (cf. le magazine « La Scène », automne 2013)

Quand on sait que depuis plus de trente ans des programmations régulières pour jeunes spectateurs sont organisées, tant bien que mal, dans la plupart des théâtres et établissements culturels français, on peut se demander quelle est la nature des objectifs poursuivis par ce projet ministériel.
Comme l’indique Cyrille Planson dans l’article cité ci-dessus « tout reste à construire avec le ministère et les collectivités. Car, ne l’oublions pas, ce projet de saison jeune public n’est que le point n°39 d’un manifeste qui en compte 40 ».

De toute évidence :
si cette « saison » n’est qu’un catalogue indifférencié de l’existant,
si elle ne se fonde sur aucun projet artistique clairement énoncé et parfaitement lisible,
si elle ne bénéficie pas de financements appropriés,
si elle ne débouche pas à court terme sur un ensemble cohérent de mesures financières et structurelles d’intérêt général clairement ciblées sur chacun des différents secteurs des pratiques artistiques,

elle ne sera rien de plus qu’une opération de communication en trompe l’œil et sans lendemain.

L’ATEJ attend plus et mieux d’un nouveau projet ministériel. Nous aurons l’occasion d’en débattre dans nos prochaines réunions professionnelles et d’en rendre compte dans nos lettres d’information.

INFORMATIONS PRATIQUES

1. Il est encore temps (date limite 30 octobre) d’adresser par courriel à l’ATEJ, si vous ne l’avez pas déjà fait, vos demandes d’insertion ou de modification pour l’inscription de votre compagnie ou de votre établissement dans le répertoire théâtre en France pour jeunes spectateurs.

2.L’ATEJ ne peut agir sans le soutien financier de ses adhérents. Le prochain appel à cotisation sera diffusé courant Janvier 2014.

 

 

  Le CA de l'ATEJ
Paris, 21 octobre 2013

ATEJ
101 rue de Sèvres (Lot n°1674)
75279 Paris Cedex 06
contact@atej.net
www.atej.net

N.B. : Toutes les lettres d’information ATEJ sont consultables sur le site www.atej.net