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septembre 2014



REPERES

TOUS POSTMODERNES !

« Rien n’est plus répandu que l’adjectif ‘’ postmoderne’’ pour qualifier la civilisation et l’esthétique de l’époque qui est la nôtre. Il désigne une rupture avec les modèles d’après-guerre dominés par un Etat-providence avec ses avant-gardes culturelles imaginant l’avenir. Par contraste, la postmodernité se caractérise par l’universalisation de la flexibilité, l’uniformisation et l’absence d’alternative intellectuelle à l’idéologie néolibérale, surtout depuis la chute du communisme. »

Nicolas Weill, Le Monde du 30 avril 2010




SAVOIR POUR POUVOIR

« Aucun enfant, aucun adolescent, aucun adulte ne peut entrer dans l’expérience artistique sans se saisir de ce que des humains ont tenté d’élaborer avant lui. Grâce à la rencontre des œuvres, il parvient, en revanche, à relier son expérience singulière à une universalité qui s’ébauche. Et c’est là, en cet écho étrange, que naissent parfois de nouvelles œuvres. Nous bricolons ainsi avec des vestiges, nous faisons du vivant avec de vieux fossiles, en des arrangements improbables où nous trouvons un peu de jouissance que nous nommons ‘création’. »

Philipe Meirieu, Le Monde du 9 juillet 2011




À PROPOS DE LA POLITIQUE DES NOMINATIONS

« Aiguiser le conflit jeunes-vieux, hommes-femmes, conservateurs-novateurs est une vilaine action. »

Philippe Caubère, Libération du 15 juillet 2014




LA GAUCHE A-T-ELLE ABANDONNÉ LA CULTURE ?

« La mobilisation des intermittents pour préserver leur régime d’indemnisation se poursuit et menace certains festivals d’été […]. La gauche est elle entrain d’enterrer son alliance historique avec la culture ? La création souffre-t-elle du corporatisme des corporations ? »

Préambule page Débats, Le Monde du 28 juin 2014




L’ESTHÉTIQUE DOIT REVENIR AU CŒUR DES DÉCISIONS

« On regrettera qu’à ces questions légitimes de renouvellement […] ne s’articulent pas les questions qui doivent en être la raison d’être : celles des choix esthétiques et celles des conditions, des moyens et du temps de la création … Car la question importante dans la création est bien celle du temps. Or le milieu théâtral actuel est pris dans le même rythme du libéralisme que dans d’autres domaines. »

Christophe Triau, Le Monde du 19 juillet 2013




À QUOI SERT LE THÉÂTRE ?

« Le théâtre est fait pour mieux poser des questions, jamais pour donner des réponses. Les débats sur l’art théâtral sont assez pauvres. Savoir si l’on n’incorpore de la vidéo ou pas sur scène, si l’on mêle les disciplines, ce sont des questions sans importance. L’essentiel est de retrouver le théâtre comme un art du conflit. Il n’y a pas assez d’auteurs aujourd’hui qui font ce travail de mise au jour scénique des conflits intellectuels, sociaux, économiques et géopolitiques […]. Trop d’acteurs ne comprennent pas que leur tâche la plus noble consiste à représenter sur scène des être humains dans toute leur complexité, à travers des personnages auxquels on peut s’identifier, loin du narcissisme qui consiste à se regarder jouer et déclamer son texte, même de façon ‘‘moderne’’. »

Thomas Ostermeier, Directeur de la Schaubühne (Berlin),
Le Monde du 6-7 juillet 2014




À QUOI VA SERVIR FLEUR PELLERIN ?

« Cruels, MM. Hollande et Valls qui ont nommé en place d’Aurélie Philipetti sa meilleure ennemie. Cela ne veut pas dire que Fleur Pellerin sera bonne ministre […]. Il lui faudrait déjà ce que seuls Malraux et Lang ont obtenu : du temps. Deux ans, c’est la durée moyenne de vie rue de Valois, ce qui n’est pas assez quand on est étranger aux subtilités de la création. Jack Lang le sait bien, lui qui nageait avec aisance dans cette chapelle, au point de réclamer, juste avant la nomination du gouvernement que soient choisis des ministres ‘’en fonction de leurs compétences et non en fonction des courants du PS’’. La tendance est au contraire de considérer que n’importe quelle tête bien faite peut apprivoiser ce ministère. Erreur. Ce lieu dont l’aura est bien plus grande que le budget (1% à peine), où l’on est cloués au mur avant même d’avoir vu venir un début de crise, qui est dominé par des ego forts, des climats irrationnels, des dossiers où l’affectif perturbe le technique, est également porté par une machine ministérielle où la morgue le dispute à l’incompétence, et qui regarde avec détachement passer les ministres en étant persuadée de leur faire gober n’importe quoi. Avec pour résultat ceci : nombre de ministres gèrent les affaires courantes, distribuent la subvention et attendent que leur tour passe. »

Michel Guerrin, Le Monde du 30 août 2014





AVIGNON 2014

Le festival d’Avignon 2014 a été, en partie, perturbé par les grèves, les interpellations et les actions diverses engagées par les artistes et les techniciens pour défendre le statut de leur intermittence.
« Sur l’estrade installée dans les jardins de l’université d’Avignon, Aurélie Philipetti a été prise à partie par les intermittents, en plein discours sur la politique culturelle à destination du jeune public » (Le Monde du 19 juillet 2014)
Dans ce contexte turbulent, qu’adviendra-t-il du lancement de la « Belle Saison » ? Comme dans l’article précédemment cité l’information n’a pas été reprise, sauf exception, dans les médias. On peut aujourd’hui s’interroger sur le sort qui sera réservé à cette initiative par le ministère Pellerin .
D’autre part, lors des rencontres et débats ayant eu lieu au sujet du dossier jeunes publics et de l’éducation artistique plusieurs points méritent d’être retenus :

• Les représentants du ministère de la Culture ont de plus en plus tendance à vouloir transférer le dossier jeunes publics au secteur de l’éducation populaire. Le problème est que les associations et structures culturelles d’éducation populaire ne relèvent ni statutairement, ni budgétairement de ce ministère. Une autre stratégie de désengagement ?

• L’aménagement des rythmes scolaires aurait pu ouvrir de nouvelles perspectives pour l’éducation artistique dès l’enfance. Mais, de toute évidence cela nécessite des initiatives conjointes du ministère de l’Education Nationale et du ministère de la Culture. Or, nous semblons être très loin aujourd’hui de cette volonté commune aux deux ministères qui avaient prévalus pour la mise en œuvre du plan Jack Lang/Catherine Tasca pour « Les arts à l’école » (Cf. Le livre de Pascale Lismonde, Folio, 2002).

• Après s’être contentée de répertorier l’existant, la « Belle Saison » serait elle promise à un avenir et lequel ?
ATTENTION DANGER ! S’agirait-t-il de faire labelliser - par qui, pourquoi, comment ? - certains spectacles et certains lieux jeunes publics ? Faut-il voir ici une résurgence anachronique des « commissions pédagogiques » qui sévissaient dans les années 60-70 au Ministère de l’Education Nationale pour habiliter ou non les spectacles autorisés à donner des représentations pendant le temps scolaire ?
Quoi qu’il en soit, les artistes ne pourraient que s’inquiéter. Les propositions d’artistes, la création théâtrale pour jeunes spectateurs, les projets d’éducation artistique risqueraient plus que jamais, et cette fois institutionnellement, de se voir soumis au pouvoir discrétionnaire du marché des produits culturels.

• S’agissant de l’éducation artistique les approches, au cours de quelques débats, sont restées le plus souvent globales, marquées par le ressassement de généralités consensuelles entendues depuis trente ans. La question cruciale des financements a constamment été éludée. On peut, en outre, se demander si le théâtre et les diverses formes de pratiques théâtrales dès l’enfance (pratiques du spectateur, expression dramatique, apprentissages du comédien, etc …) sont toujours, dans les perspectives actuelles, véritablement considérées par certains intervenants culturels comme l’un des vecteurs privilégié d’éducation artistique.

 

  Le CA de l'ATEJ

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